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    "Yallah nkherfou"  = Allons nous fruiter

    C'est ainsi que  mon frère Bachir nous a invités avec mon autre frère Djelloul et mes petits-enfants Rym, Mériem, Abderrahim et Hamza dans son jardin, à quelques kilomètres de Laghouat, ma ville de naissance me permettant ainsi de me retremper dans le temps de ma jeunesse où nous allions nous "fruiter" directement sur les arbres du jardin.

    Il vient d'en planter d'autres, des plaqueminiers et des cerisiers, que je lui ai ramenés de Miliana... alors qu'en 1963, j'avais ramené de Laghouat un palmier pour lui donner vie en mon domicile à Miliana, et qui produit des blehs - dattes non muries - comestibles

    Inviter à se "fruiter" était une pratique courante à Laghouat.

     

       

     

      Cela me ramène aussi à mes années jeunesse où entre frères et soeurs, cousins, cousines, neveux et nièces, nous nous adonnions à un concours de manger des grenades ramenées du jardin par couffins, sans faire tomber un grain, mains, lèvres et dents étant les seuls "outils" pour ce faire...

     

     

     

     

     

    El M'Nagguer

     

    Image associée

     

    Et, si c'est à leur époque, vous pouvez aussi vous régaler de dattes précoces, à moitié mûres, connues localement sous le nom de M’nagguer, délicieuses, mais à durée de conservation très courte

     

    Résultat de recherche d'images pour "poules, coq, poulailler"

     Il y avait aussi un poulailler et nous avons trouvé sa volaille en liberté pour prendre le soleil et quel plaisir de voir le coq se pavaner et faire le fier au milieu de ces donzelles

    Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas


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    Le Banel, bateau naufragé sur la côte de Beni Haoua

    avec des hollandaises à bord

     

    Béni Haoua et son petit port de pêche
    C'est une très très belle région que celle de Beni Haoua avec son petit port de pêche et une population très accueillante où nous allions souvent en famille lors de vacances d'été. Et bien sûr nous avons dû rencontrer beaucoup de petits enfants de Mama Binette et des autres naufragées.On peut remarquer les grosses productions de belles figues et belles fraises, sans oublier le raisin. Allez vous en régaler !  Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est entre Cherchell et Ténès avec un paysage exceptionnel.


     Histoire du Banel
    Le 9 janvier 1802,  le navire de guerre français Le Banel s’apprête à quitter le port Toulon en direction des Caraïbes. Le trois-mâts dirigé par le Capitaine Flièrèse Callamand devait réprimer une révolte à Saint Domingue avec d’autres navires de guerre français. 528 militaires, 200 fusiliers marins et neuf femmes néerlandaises se trouvaient à bord du Banel.
    Le Banel ne devait cependant jamais arriver à destination ; suite à une violente tempête, il s’est échoué sur la côte de Béni Haoua, à 130 km à l’ouest d’Alger.
    Sept, cinq ou quatre femmes (les chiffres diffèrent) avaient été faites prisonnières comme butin de guerre par une tribu locale. Le chef de la tribu prit une femme pour lui-même et offrit les autres à divers villages de la région.
    Dans les villages, les femmes devinrent rapidement célèbres et furent louées pour leur piété et leurs bonnes actions. La femme la plus âgée était particulièrement chère à la population locale et au chef de son village, qui l’épousa après sa conversion à l’Islam.
    Après sa mort, cette femme chérie a été vénérée comme un « marabout » (sainte). Son nom d’origine a également été oublié puisqu’elle devient connue comme « Mama Binette », ou « Umm Binette » (mère des filles). Une dalle funéraire endommagée rappelle toujours cette femme et ses six pieuses compagnes d’infortune.
    Ce qui reste de la légende et qui atteste de la véracité des faits est l’ancre qui se trouve encore sur la plage de la baie qui porte le nom de la baie de l’ancre, à Oued Goussine. S’agit-il de l’ancre du Banel ? Les canons sont encore sous l’eau à une quarantaine de mètres au large du rivage actuel.  La blancheur de la peau et la couleur des yeux de la plupart des habitants ne sont pas des arguments pour lier leur origine à la Mère Binette, mais certaines familles seraient sa véritable descendance.  

     

    140704053526154031 dans Croyances & Légendes

    Le Mausolée de Mama Binette

    Sur le tombeau de marbre est inscrit : ‘Ici repose la mère Binette, victime avec ses six compagnes religieuses comme elle, du naufrage du Banel en 1802. Le Banel était un bateau qui allait de Toulon à la Louisiane et dont on peut voir encore l’ancre sur la plage  et les canons dans l’eau à la baie des Souahlia. Après le naufrage, la mère Binette devint l’épouse d’un noble musulman. Elle fit tant du bien qu’elle fut vénérée et à sa mort sacrée sainte.’

    Au pied de la colline où est enterrée la mère Binette existe une source où chaque année un pèlerinage rassemble les femmes stériles qui attendent de la mère Binette la fécondité en attachant sur les arbres du cimetière des morceaux de tissu. Le tombeau est entouré de sept formations monolithiques qu’à chaque occasion de présentation vœux sont blanchis à la chaux. Cette vieille croyance remonte à l’époque phénicienne et n’est restée que dans le subconscient et les traditions collectives.  

     

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    Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas

     


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  • SCM

     

     

    Il s'appelait le Sport Club Milianais (SCM)

    Il eut ses anecdotes:

     

      

    L’image contient peut-être : 15 personnes, personnes souriantes, personnes debout, enfant et plein air

    Debouts de g à d : Benramdane Ahmed, Abzouzi Ali, Ahmed Khelifa, Cherabli Mohamed, Guemouri Boulenouar, El Foul Mohamed, Embarek, Hamdane Allel, Mohamed Hebboul..  Accroupis : Ahmed Alismail, Mohamed Khelifa, Mahdi Bentabak, Djegaoud Omar, Mahmoud Saadia 

    Meftahi Abderrazak, Secrétaire Général du SCM:                                                Il était enseignant , moi fonctionnaire, et nous nous liames d'amitié en cette ville de Miliana dont tous deux n'en étions originaires. Nous décidames en ce début des années d'indépendance de l'Algérie  de faire un voyage aux pays nordiques Danemark, Norvège, Suède, un voyage des bruns chez les blonds
    Les règlements de l'Auberge de Jeunesse de Bruxelles prescrivaient aux aubergistes de participer aux tâches d'entretien des lieux et il nous échut, mon ami et moi, de balayer devant l'auberge qui ouvrait sur une grande place de Bruxelles. Dans son appareil photo, Abderrazak m'emmagasina, à mon insu, tout accaparé que j'étais par ma noble tâche, un balai à la main.
    Et à notre retour à Miliana, je fus étonné des réponses qu'il apporta à nos amis qui nous demandaient comment s'était déroulé notre voyage.
         -"Nous sommes tombés en panne d'argent à Bruxelles et si ce n'était Mohamed - c'est donc de moi qu'il parle ! - je ne sais comment nous nous en serions sortis. Heureusement que Mohamed a déniché un emploi de balayeur à la commune de Bruxelles dont voici la photo-preuve-souvenir que j'ai prise !"
    Et combien il me fut difficile de rétablir la vérité !

     

     Deboutsde g à d : Smain Alismail, Guemouri Boulenouar, Mohamed Salem, Beskri Bouziane, Mahmoud Saadia, Abzouzi Ali, Benlecheheb Abderrazak, Mohamed Hebboul. Accroupis : Bentabak Mahdi, Krimo Landjerit,Ghouti Miliani, Ahmed Khelifa, Fodhil Benguerine, Kadi Ykhlef

    ABZOUZI Ali, infirmier, arrière droit du SCM et son Capitane

     C'était son anniversaire alors que nous nous déplacions à Dar El Beida qui déclara forfait sur son terrain. Le réglement impose que l'arbitre doit siffler l'engagement pour valider le forfait et nous attribuer le gain du match. Pour fêter l'anniversaire de notre Capitaine Ali, on lui passa le ballon pour marquer un but dans des bois vides. Il conduisit ce ballon jusque dans les 6 mètres et tira....dehors.             Lah Errahma

     

     De g à d, debouts : Guemouri, Ghouti, Hebboul, Tewfik-el-Madani, Moll René, Abzouzi,                           Accroupis:Cherabli, Benlecheheb, Embarek ,son frère, Bentabak

    Prof au Lycée Mustapha Ferroukhi de Miliana où, jeunes, nous étons internes et amis, René Moll ramena un jour d'Oran sa fiancée pied-noir et me demanda de le faire jouer pour épater sa future femme. Je le déçus car ce n'était pas prévu pour ce match ! Il ne m'en garda pas rancune et m'offrit le privilège de prénommer son nouveau-né, ce que je fis : El Mabrouk, du nom d'un franco-algérien champion de France du 800m ou du 1500m

      

     De g à dr, debouts:Mustapha Benmerad, Ali Abzouzi, Mahmoud Saadia, Guemouri Boulenouar, Abdelkader Tibahine, Beskri Bouziane, Mohamed Hebboul, Mohamed El Foul, Benlecheheb Abderrazak. Assis de g à dr: Mahdi Bentabak, Miliani Ghouti, Khelifa Ahmed, Krimo Landjerit, Fodhil Benguerine et Kadi Ykhlef

    Un bouquet de fleurs du SCM entre joueurs et supporters

     

    Assis, de g à dr: Allel Bouziane, Cherabli Mohamed, Zerdi Mohamed, Charef dit Taleb, Meharzi Mohamed, Abzouzi Ali, Kolei. Debouts gauche à droite: Ladjadj Mohamed, Djane-Ahmed Mustapha, Charef Mustapha, Mohamed Hebboul, Seddik Said,Laref Ahmed,Allel Hamdane, Belhadj Abdelkader,Benramdane Ahmed, Kastali Mohamed.Errahma à ceux disparus

     

    L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes debout

    De g à d : Ali Benrabah, Mohamed Hebboul, El Foul Mohamed, Abdelkader Tibahine, Kolei

    L'un des  créateurs du WAM (Widad Atlétique Milianais) - club à tendance nationaliste - fut Hadj Abdelkader Benrabah, père de Ali (à gauche) le Trésorier du SCM. Hadj Abdelkader Benrabah me priva de jouer au WAM de peur de mon renvoi du lycée pour adhésion à une association nationaliste et politique avec cet "argument" : "Nous manquons de souliers de foot" et ma réponse fut  " Je jouerai pieds nus". Mais rien n'y fit.

    Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas

     


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    Gardons courage et espoir

    Dans la noirceur de l’épreuve, ne t’arrête pas au désespoir.
    De l’autre côté du tunnel, tu retrouveras la lumière.
    Denis St-Pierre

    Lors de ces moments qui paraissent particulierement difficiles,
    il faut repenser à tous ces autres moments tout aussi difficiles
    mais surtout se dire qu'il y a toujours plus malheureux que soi

    Misère dans la misère

    "J'ai remarqué la misère de cet homme sur un marché.
    Je me suis alors approché de lui, mais il n'a pas réagi
                                                         en fait, il était aveugle"                                                          "

    Résultat de recherche d'images pour "La misère en Algerie"

     

    J'ai pleuré... 

     J'ai pleuré parce que je n'avais pas de souliers,
    jusqu'au jour où j'ai vu quelqu'un qui n'avait pas de pieds.
    Helen Keller

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    le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
       

     


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    Misère relevée sur le net rapportée les larmes aux yeux...

    L'Algérie, c'est aussi ça ! pour certains compatriotes

    Ne soyons pas insensibles...ç'aurait pu être nous.                                                                        Nous les côtoyons journellement. Même une petite pièce leur est d'un grand secours

    Peut-on ignorer une main tendue qui l'est sans l'être ? 

    Ne détournez pas le regard....

     

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    Aucun texte alternatif disponible.

     

    Je continuerai...

    Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
    Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine
    Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
    Je continuerai à parler de paix, même au milieu d'une guerre.
    Je continuerai à illuminer, même au milieu de l'obscurité.
    Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
    Je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
    Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
    Et j’essaierai d’apporter le soulagement, quand on me montrera la douleur.
    Et j'offrirai des motifs de joie là où il n'y avait que tristesse.
    Et j’inviterai à marcher celui qui a décidé de s'arrêter.
    Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés.
    J'envelopperai ceux qui se sentent abandonnés.
    Abbé Pierre

     

     

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    Enfant riche de sa beauté

     

    Meme dans la Vieillesse, on serre les coudes

     

    On dit que les enfants aiment la neige, celui-là aussi ?

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "La misère en Algerie" 

    Offrant une vue panoramique sur la mer et l'horizon, Bab El-Oued rythme ses nuits avec la souffrance de ces déchus de l'existence.

     

    Un peu de pain leur réchaufferait le coeur

     

     Sans paroles

     

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     A Ouargla, la misère sociale pousse des jeunes chômeurs à tenter un suicide collectif 
     

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    Ras El Oued (Bordj Bou Arréridj) - Des enfants vivent de la décharge publique

     

         

                   Les habitants de Aïth Bchina vivent, chaque hiver, des moments pénibles, sachant que, par endroits, la température peut atteindre jusqu’à - 6 °C.       

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    "J'ai remarqué la misère de cet homme sur un marché. Je me suis alors approché de lui, mais il n'a pas réagi. En fait, il était aveugle",  

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    Ils ont fui l'instabilité au Sahel : La misère des réfugiés nigériens en Algérie

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    Réfugiés syriens   

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    Soulageons un peu quand nous le pouvons...

     

     

     


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