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    Si j’étais millionnaire !

     

    Les commandements de Dieu racontés aux enfants du catéchisme : tu ne voleras pas

    « Aujourd’hui vous allez faire une rédac­tion », dit le maître en classe de Sixième. « Pre­nez vos cahiers et écri­vez : Ce que je ferais si j’étais mil­lion­naire. »

    Oh ! pour une fois, c’était un sujet for­mi­dable, et les enfants se mirent au tra­vail avec enthou­siasme. Les plumes grin­çaient avec zèle sur le papier, et çà et là, un gar­çon ou une fillette rêvait, le bout du porte-plume entre les dents, avant de conti­nuer. Comme c’était inté­res­sant de décrire ce qu’on entre­pren­drait si, par hasard, on gagnait un mil­lion à la lote­rie.

    À la fin du cours, le pro­fes­seur ramas­sa les cahiers. Ren­tré chez lui, il allu­ma sa pipe et com­men­ça à lire. Ceci, c’était la rédac­tion de Roger, un joyeux petit gar­çon à la bouche et aux yeux rieurs, et qui pre­nait la vie du bon côté.

    « Si j’avais un mil­lion », écri­vait le gar­çon, « je m’achèterais un magni­fique cha­let sur les bords du lac des Quatre-Can­tons et une auto grande comme un camion de démé­na­ge­ment. Il me fau­drait éga­le­ment un yacht de luxe avec un moteur. Je sillon­ne­rais alors le lac du matin au soir, comme une flèche, et les gens nageant dans l’eau, seraient épou­van­tés quand je m’amuserais à les frô­ler. Par mau­vais temps, je pren­drais place dans ma voi­ture du ton­nerre et je par­cour­rais à cent à l’heure, tous les can­tons, et tous les gens me regar­de­raient et diraient : c’est Roger, le mil­lion­naire. Voi­là qui serait chic ! Comme j’aimerais être mil­lion­naire ! »

    amour immodéré des biens terrestres 

    Le pro­fes­seur fer­ma le cahier avec un sou­rire, sai­sit le sui­vant qui appar­te­nait au gros Jean­not.

    « Si j’étais mil­lion­naire, j’épouserais la cui­si­nière de l’hôtel de la Rose, parce qu’elle cui­sine comme pas une. Il fau­drait qu’elle me serve chaque jour mes mets pré­fé­rés, du veau froid, en entrée, un grand plat de nouilles au gruyère, de l’oie rôtie et des fraises à la crème fouet­tée. Si je rece­vais cela tous les jours, je serais content. Je n’aurais pas d’autre désir. Ah ! si, il me fau­drait encore, bien enten­du, une glace aux fruits chaque jour. »

    « Quel affreux gour­mand », mur­mu­ra le pro­fes­seur, en sou­riant. Puis, il prit le devoir de Rosette, qui avait ten­dance à être coquette.

    « Si j’avais un mil­lion », y lisait-on, « je m’achèterais les plus beaux vête­ments, comme on en voit au ciné­ma. Je chan­ge­rais de robe trois fois par jour, avec l’aide d’une femme de chambre, tou­jours comme dans les films. Et puis, je ferais moi-même du ciné­ma, natu­rel­le­ment, parce que, quand on a beau­coup d’argent, on arrive à ce que l’on veut. Je joue­rais les plus beaux rôles, et les gens diraient : c’est la mil­lion­naire, voyez comme elle joue mer­veilleu­se­ment bien. » 

    Catéchèse : les commandements de Dieu

    « Eh bien ! » mur­mu­ra le maître, en hochant la tête « Que de rêves dans cette petite tête ». Puis venait la rédac­tion du petit Fré­dé­ric, le fils du fores­tier.

    « Si je gagnais un mil­lion, je serais fores­tier comme mon père, car il n’y a rien de plus beau que d’être fores­tier, même si on est mil­lion­naire. Mais j’achèterais alors toute la forêt, ain­si elle m’appartiendrait avec tout le gibier, et j’irais à la chasse tout seul, parce que je ne veux pas que les chas­seurs du dimanche blessent le gibier. »

    « Voi­là qui n’est pas mal du tout, ce petit Fré­dé­ric fera son che­min », se dit le maître en lui-même. Il eut encore bien des cahiers en mains, et les châ­teaux en Espagne que les enfants se construi­saient s’échafaudaient tou­jours plus haut. Enfin, il ne res­ta plus que le cahier de Rosine, une petite fille pauvre, dont la maman était malade. Le père était mort par acci­dent quelques années aupa­ra­vant.

    « Si j’avais un mil­lion », écri­vait l’enfant, « j’achèterais une petite mai­son avec un toit rouge et des volets verts. Et c’est là que je vou­drais vivre avec ma mère, et il y aurait beau­coup de fleurs aux fenêtres. J’appellerais aus­si le méde­cin le plus répu­té auprès de ma mère, afin qu’il la gué­risse. Je ne dési­re­rais rien de plus pour moi, parce que quand je serai grande et si maman est en bonne san­té, nous gagne­rons assez d’argent pour ne pas souf­frir de la faim. Le reste de l’argent, je l’emploierais pour les pauvres, afin qu’eux aus­si n’aient plus faim et qu’ils puissent éga­le­ment se soi­gner et gué­rir s’ils sont malades. Ain­si, je pour­rais faire beau­coup de bien, car, il me semble que celui qui pos­sède un mil­lion doit aus­si faire le bien et secou­rir les pauvres là où il peut. Voi­là ce que j’aimerais réa­li­ser, si j’étais mil­lion­naire. »

    Le len­de­main, le pro­fes­seur ren­dit les cahiers.

    « Vous avez tous employé le mil­lion à des fins dif­fé­rentes », dit-il, tan­dis que les enfants dres­saient l’oreille. « Cer­tains d’entre vous ont écrit des choses réel­le­ment insen­sées, et il faut se réjouir sin­cè­re­ment qu’ils n’aient point gagné le mil­lion à la lote­rie. Roger, avec son yacht, devien­drait pro­ba­ble­ment fou de vitesse et ne ferait rien de bien de toute sa vie. Il est plus sage pour lui d’apprendre un métier hono­rable, pour deve­nir un maître adroit et il sera ain­si plus utile à ses sem­blables que s’il était un mil­lion­naire qui avale des kilo­mètres. »

    Roger regar­da son pro­fes­seur d’un œil un peu scep­tique. Tout cela ne lui sem­blait pas tel­le­ment vrai.

    « Jean­not, lui, n’aspire qu’à la bonne chère. S’il fai­sait de tels fes­tins chaque jour, il aurait vite une mala­die d’estomac qui lui pro­vo­que­rait d’horribles dou­leurs et il fini­rait bien­tôt à l’hôpital ou même au cime­tière. Pour celui-là aus­si, il vaut mieux qu’il ne gagne pas le mil­lion. »

    Les enfants jetèrent un regard mali­cieux à Jean­not qui, à son tour, ne parais­sait pas très convain­cu par les paroles du maître.

    « Rosette aime­rait de beaux vête­ments, deve­nir une élé­gante et embras­ser la car­rière de star de ciné­ma. C’est bien la chose la plus idiote, à mon avis. Tout man­ne­quin de mode ne devient pas for­cé­ment une bonne actrice, et il vaut mieux, sans nul doute, qu’elle apprenne à cui­si­ner, à rac­com­mo­der et à repri­ser des bas. Et elle sera plus heu­reuse. »

    Rosette bais­sa la tête, son joli visage tout empour­pré.

    La générosité envers les pauvres expliqués aux enfants

    « Ce qu’a écrit Fré­dé­ric, me plaît beau­coup. Il veut deve­nir fores­tier, mal­gré le mil­lion, et prouve son bon cœur vis-à-vis des ani­maux de la forêt. Je lui sou­hai­te­rais volon­tiers le mil­lion. Cepen­dant, c’est Rosine qui en ferait le meilleur usage. Elle secour­rait sa mère malade, et se pro­cu­re­rait pour elle-même une aisance modeste, don­nant le reste aux pauvres. Et elle a bien rai­son, parce que celui qui est riche, doit faire beau­coup de bien. Et les autres n’y ont même pas pen­sé. Nous res­tons, même avec un mil­lion de for­tune, les régis­seurs de Dieu sur la terre. C’est pour­quoi nous n’avons pas le droit de pen­ser uni­que­ment à nous-mêmes, mais au contraire, nous devons aider notre pro­chain dans toute la mesure du pos­sible. Parce que nous devrons rendre compte à Dieu de nos biens ter­restres comme du reste. C’est pour­quoi je sou­hai­te­rais le mil­lion à Rosine. Elle en a fait le meilleur usage dans sa rédac­tion.

    Les enfants ren­trèrent pen­sifs à la mai­son. Le maître avait rai­son, sans aucun doute ; c’est Rosine qui seule avait pen­sé qu’avec une telle somme d’argent on devait pen­ser éga­le­ment à rendre heu­reux ses sem­blables. Roger, cepen­dant, dit à son ami, le fils du fores­tier :

    « Dis, Fre­dy, tu sais, je m’achèterais quand même une auto et un yacht. Je ne serais pas for­cé de faire des ran­don­nées chaque jour, et il me res­te­rait encore assez d’argent pour les pauvres. »

     


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    El midad : le porte-plume et son encrier (ecole coranique)

    A l'école coranique, el midad (l'encre) et le qalam (porte-plume),
    el laouha (ardoise en bois) étaient de notre fabrication et
    une pierre blanche "sansal" servait de gomme.

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    L'école coranique : nous apprenions le Coran sans le comprendre,
    notre taleb s'abstenant de nous l'expliquer...
    Il fallait apprendre les Sourate par coeur sous peine de falaka
    J'ai eu la chance de ne pas y goûter...

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    Cette lampe à pétrole communément  appelée " quinquet" a été  pendant longtemps et pour beaucoup de familles l'unique moyen d'éclairage. Dans la liste des courses, il ne fallait  surtout pas oublier le bidon de pétrole lampant. ! D'autres types de lampe à pétrole étaient également d'usage.

     

    Lampe à pétrole 

    Cette lampe à pétrole communément  appelée " quinquet" a été  pendant longtemps et pour beaucoup de familles l'unique moyen d'éclairage. Dans la liste des courses, il ne fallait  surtout pas oublier le bidon de pétrole lampant. ! D'autres types de lampe à pétrole étaient également d'usage

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    La bougie était indispensable dans chaque demeure, nous éclairant en se consumant

    QUE LA LUMIERE SOIT ET LA LUMIERE FUT !!! MDRRRR ... UN GROS ORAGE QUI NOUS A PLONGE DANS L'OBSCURITE PENDANT PLUS DE 24 H. GRRRR ... ME REVOILOU PARMI VOUS POUR VOUS SOUHAITER UNE TRES DOUCE SOIREE .. BONNE NUIT MES AMIES ET PLEIN DE BISOUS .. 24 H. SANS VOUS.. J'AI TROUVE LE TEMPS LONG !!! A DEMAIN ♥♥♥

    Boumediène comprit vite le sous-entendu d'El Gueddafi et l'insinuation de son intervention. Mal lui en prit, car Boumediène, en plus d'être un homme avisé et prévoyant avait la faculté de connaître minutieusement tout le personnel présidentiel et pour la circonstance, le médecin présidentiel algérien était un médersien, excellent francophone et arabophone, qui en plus d'être un brillant clinicien, avait une immense culture dans plusieurs domaines. Ce à quoi Boumediène rétorqua, d'une manière subtile à El Gueddafi, avec le large sourire qu'on lui connaît et le cigare à la main : «Comme tu le sais, mon frère Mouammar, les Algériens te seront toujours utiles ! Mon médecin va non seulement soulager tes maux, mais connaissant ton penchant pour la poésie arabe, tu auras le privilège d'apprendre avec lui quelques notions sur la balagha, les mouaâllakat et les différences de style entre Imrou El Kaïs et Zoheir Ibnou Abi Salma ; et si tu me le permets, je peux le détacher pour quelques jours, en Libye, pour disserter avec lui sur la science, le fiqh, l'histoire des civilisations et sur toute la littérature latine, particulièrement italienne et non pas uniquement française.
    Enfin, pour la khaïma, ne te sens pas gêné vis-à-vis de lui, parce qu'il est issu du même milieu que toi ; c'est un fils d'une région de notre cher Sahara, connue par sa race ovine, ses palmiers et par ses poètes ; il a grandi dans une ‘‘moins luxueuse'' khaïma que celle qui nous abrite, mais équipée d'une bougie, pour éclairer ses longues nuits, d'une outre pour étancher sa soif, sans oublier la terrine dans laquelle il s'abreuvait de lait de chamelle !»

    Blog de ghadames : ghadames, Sagesses

    La lampe à acétylène (ou lampe à carbure) est un moyen d'éclairage
    le plus souvent portable. La source lumineuse est la flamme de
    combustion du gaz acétylène, celui-ci résultant de la réaction de
    l'eau sur le carbure de calcium tous deux contenus dans la lampe.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Presque pour tout le monde, le salon-salle à manger

    Ma maman tissait des tapis, des burnous,  des couvertures (hiak),
    des oreillers, des pans de tissus en laine. Leur vente lui permettait
    d'aider son époux et de nous "burnousser", nous les garçons.

     

     

    19

    J'ai connu la faim, j'ai connu le froid, j'ai connu les pieds nus...

     

     Dieu, merci, mes enfants et les leurs, de g. à d. au 1er rang
    Maroua, Louiza, Kenza et au 2e de g.à d. Abderrahim, Rym, Mériem,
    Hamza et Zakaria ci-après ont connu une autre vie que je la leur souhaite,
    en même temps qu'aux vôtres longue dans la santé et le bonheur. Amine...
     

    A ceux qui se plaignent de la vie
      Comment vous sentez-vous après avoir visionné
      le vécu d'autres êtres que la vie n'a pas ménagés ?
     “On ne pourrait apprendre le courage et la patience
      s'il n'existait que de la joie dans le monde.”
     "J'ai pleuré parce que je n'avais pas de souliers
      jusqu'au jour où j'ai vu quelqu'un qui n'avait pas de pieds."
      Dites avec moi, El Hamdoulillah ?  الحمد لله

     Le coeur perçoit ce que l'œil ne voit pas 


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     LA KHEÏMA DU JOUD WA EL KARAM -
    (la kheïma de l’hospitalité et de l’excellence)

    Dans la région entre  Biskra M'Sila, Bou Saâda  et Laghouat s'est implantée une chaine hôtelière à la mode de l'ancienne société des Hôtels Transatlantiques de très grande renommée  avec de sages recommandations rédigées et affichées dans chaque kheïma par le PDG Mohammed-Seddik LAMARA, auxquelles sont tenus les kheimistes :

     

    L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, lunettes et gros plan

    - 1/ Dans la kheïma, il faut porter l’habit de la modestie, elle n’a pas de portes, il suffit de dire : « essalamou ‘alaykoum », d’enlever ses pénates et de s’y engouffrer ;
    - 2/ L’hôte qui y est accueilli, doit laisser, mêlé au sable mouvant, les mauvais compagnons que sont l’égotisme et la fatuité ;
    - 3/ S’armer de patience et de bon sens et savoir écouter quand quelqu’un prend en premier la parole ;
    - 4/ Ne pas écorcher un « kheïmiste » s’il commet quelque étourderie et de le corriger avec le doux « fouet » de la persuasion fraternelle ;
    - 5/ D’allier la parole au geste, car les deux doivent battre le rythme rassembleur propre à la kheïma pour conjurer les maléfices de l’aridité du langage et des fiertés mal placées ,
    - 6/ les seuls présents agrées par la kheïma sont : l’amitié sincère, l’empathie, la sympathie et les sourires épanouis, les rictus et grimaces malveillantes ne sont pas les bienvenus,
    - 7 Sont exclus, sans appel, l’insulte, la mauvaise foi, la tristesse, la médisance et les pics malséants,
    - 8 Les fêtes, toutes les fêtes sont les bienvenues, celles des cœurs comme celles des esprits ouverts sur le beau et les prétextes qui raffermissent la cohésion et la pérennité de la kheïma ,
    - 9 Ses hôtes doivent veiller à l’agrandir pour recevoir plus de monde et, pourquoi pas, la faire voisiner avec d’autres kheïma,
    - 10 Et enfin, veiller à semer, sans relâche, les graines du bonheur pour faire verdir les déserts de l’égoïsme et y faire émerger les oasis de la bonté et de la résilience contre les viles semences de la médisance et de la « fitna » !

     

    Vous y rencontrerez entre autres :
     - A la réception, la Directrice de l'Etablissement, l'accueillante et polyglotte                             Lemkhalat Oulad Hmaida dans le traditionnel habit de ses ancêtres

     

    Ces laghouati que j’ai eu le plaisir (le bonheur !) de côtoyer (17) MS.LAMARA


     - Le Directeur Culturel et Animateur des gaâdates poétiques et des Bibliothèques de toutes les kheimas et des Moyens Généraux, Mr Mohamed Hadj-Aïssa en lahfaya et gandoura comme se vêtait mon père. La dernière gaâda de la khaïma a été consacrée au poète laghouati Abdallah Benkerriou et si vous y étiez, vous avez entendu déclamer ces quelques vers:

    " En moi une vieille blessure s'est ravivée
    Que j'avais négligée depuis des années
    Mon cœur ne me laisse plus tranquille
    Il ne pense qu'à celle qui est comme la pleine lune
    O toi la belle aux cils et aux yeux noirs
    Ton amour me tue à petit feu de désespoir "

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    La Chef-Cuisinière Lla Messaouda, aux succulents plats variés allant du traditionnel couscous à la paella espagnole en passant par le soufflé, le tout "mjammar" - braisé - à petit feu...

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    Aux environs de la Khaima, vous trouverez souvent des centres de soins

    Consultation

     et s'il vous en dit, un liseur sur le sable

     Résultat de recherche d'images pour "gadames/lire sur le sable"


    Le guide des circuits touristiques et des oasis El Makhloufi, le célèbre, est à la tête de compagnons expérimentés pour vos randonnées et circuits touristiques sahariens

     

     avec des haltes  et un thé revigorant  

     

     

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    Le Sahara, "Du Sable, du Vent, des Etoiles" d'après Saint Exypéry,
    j'y ajoute les Roses des Sables

    Résultat de recherche d'images pour "rose des sables"     Résultat de recherche d'images pour "rose des sables"

     
    Les touareg, très hospitaliers, ne manqueront pas de vous faire connaitre leur intérieur et vous y faire partager leur thé au 3 verres si conviviaux

     

     

    Premier verre de thé: Il est dur comme la vie. C’est comme ça qu’on dit chez nous. « dur comme la vie » : tous les jours on est confronté  à la dureté de la vie. Qu’on soit malade ou bien portant, la dureté de la vie se lit sur tous les visages. Sous les gratte-ciel comme sous les dunes du ténéré.  Il ne faut certainement pas se laisser terrasser. Il faut lutter et remporter le défi en faisant face à toutes les épreuves quotidiennes. Quand on se laisse abattre on est vite terrassé et bientôt piétiné mais si on se relève on peut recommencer…

    Bon ce deuxième verre, il vient ?

    Le deuxième (verre). « Il est doux comme l’amour » : L'Amour … Il nous prend en entier ou pas du tout. Il ne nous prévient pas. C’est lui qui nous retire des larmes c’est également lui qui nous fait chanter des poèmes à longueur de journée. C’est l’amour qui nous fait voir des couleurs qu’on ne connaissait pas, lui qui nous rend fous. C’est notre raison de vivre. ON EST FAIT POUR AIMER. On doit faire la place à l’amour. Sans se demander pourquoi ni comment. c’est fou !

    Le troisième ! ils disent qu’il est comme la mort. Fade, suave.

    Mais moi, je ne sais pas, car la mort est certainement quelque chose qui nous est donné,  une chance, un repos,  une issue. Je ne sais pas. Mais les morts ne sont pas morts. Ils sont là et nous sommes tous les jours avec eux.

     

    Résultat de recherche d'images pour "sahara/commerces sur le sable"

    Bain de sable: Comme son nom l'indique, une séance de bain de sable consiste à être recouvert, durant quelque temps de sable longuement chauffé par le soleil du désert. Grâce à cette chaleur "apaisante",  il soigne les rhumatismes, polyarthrites, lombalgies ou encore certaines maladies de la peau. A l'image du sauna, il faciliterait également l'élimination des toxines. 

    Sable sur lequel vous pouvez même skier

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    L'immensité saharienne

     


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    atmanchir, la critique
    Rare, nmanchar fi rouhi, je me critique:
    "haçeb rouhou", pour qui se prend-il ? Ah ya la jeunesse !
    En hôtellerie, "le Client a toujours Raison".
    J'ai donc enfreint cette règle élémentaire !

    Elles sont aveugles ou quoi...

    Se croire....

    J'étais en l'Ecole Hôtelière d'Alger - Ben Aknoun et à l'occasion de stages, on m'envoya chez moi à Laghouat, Hôtel Saharien. Nous reçumes des touristes Allemandes et suissesses et le patron Mr Léo me chargea de les guider dans la visite de la petite oasis de Tadjemout toute proche.
    Nous voilà donc à Tadjemout dont la visite se termina par celle de son fameux barrage qui vit quelques unes de ces dames se déchausser et faire trempette dans cette eau tranquille.
    Et puis, vint à passer un jeune homme sur son âne...
    Et toute la gente féminine m'accompagnant de s'extasier à l'unisson " Oh, Quel Bel Homme"...
    Et moi de me dire, vexé : Qu'est-ce qu'il a de mieux que MOI ?
    Je me croyais donc...kount haceb rouhi !

    Ma déception fit que j'écourtais la visite en punition...ça leur apprendra à ouvrir les yeux !
    Et ça me rappelle un ami alors que nous étions en  classe de 3ie au collège
    - le prof de français : "Citez-moi une phrase avec un adjectif qualificatif ."
    Et mon ami de répondre : - "Je suis BEAU"
    A ma différence, lui, l'était effectivement !

           picture of Barrage de Tadjmout      

       

    Le Ksar de Tadjmout

    Jardins de Tadjmout

     

    Barrage de Tadjmout (Wilaya de Laghouat)

     

     

    246624_162917953772337_6152576_n.jpg

           


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    aventure du supporter Mohamed Landjerit

    OH MY GOAL par Mohamed LANDJERIT
    Dans l'histoire riche en peripeties de l'équipe de football milianaise, que de moments forts, de désenchantements, de joies, de peines et de situations aussi fort rocambolesques non seulement sur le terrain de jeu mais aussi autour de celui-ci.                                                                     L'histoire que je vais vous raconter peut vous sembler banale, n'étant qu'un simple fait divers parmi tant d'autres mais elle ne manque pas de piquant quand même. Elle se deroule le samedi 07 fevrier 1970 (rappelez-vous l'ancien week-end), veille d'un match crucial entre le SCMiliana et l'U.S.M Hadjout (Ex Marengo), se jouant a Miliana. Bien que se deroulant en pleine moitié de la saison sportive, nul doute que le résultat sportif de cette confrontation va grandement influer pour le sacre final et l'accession en division d'honneur qui etait en ce temps là a deux paliers seulement de la Nationale Une.
    Cette anecdote concerne donc le groupe qui dirige l'ensemble des supporters milianais. Un petit retour en arriere me semble nécessaire pour definir le rale du supporter. Celui-ci n'est pas un spectateur ordinaire, c'est un acharné, il s'investit emotionnellement de manière poussée tout en s'identifiant au club qu'il affectionne. II soutient son équipe independamment de ses performances sportives, il devient ainsi un militant sportif. II n'a d'yeux que pour son équipe. La présence d'un public enthousiaste s'avère souvent indispensable quant au resultat d'un match.                                       Le supporter désire avant tout une victoire de ses favoris, quel que soit la qualité du match. La "partisannerie" est une condition nécessaire pour éprouver des emotions. Le supporter dolt prouver, sur le long terme, son attachement au club en lui demeurant fidèle même quand celui-ci connait des moments difficiles. II suit très régulièrement et intensément tout ce qui a trait au club. II s'approprie les victoires comme les défaites. La joie, l'euphorie, en cas de succès sont a Ia mesure de l'angoisse ou du stress occasionné par une défaite importante.                                                                   Pour revenir a notre fameux match attendu par toute une région,les supporters milianais s'organisent. Une reunion restreinte a lieu le lundi 02 fevrier 1970, elle concerne exclusivement le noyau organisateur de la future empoignade footballistique. Avec un moral au beau fixe, le club ayant rameneé Ia veille d'Alger un bon match nul contre l'equipe de Ia SONATRACH menée par les freres AIT-CHEGOU et le gardien TOUTA transfuges du R.C.Kouba. Autour d'un thé bien chaud servi par ammi Ahmed au cercle des sports, it y a là entre-autres Ahmed KHELIA "Tidja", Abdelkader BARBARA, Larbi FOUDAD, votre humble serviteur ainsi que deux supporters venus aux nouvelles. II est 18 heures, le café grouille de monde. La reunion commence, elle s'anime déja, chacun, tour a tour, exprime ou propose une idée, un point de vue.
    L'on va retenir finalement l'essentiel a savoir :
    - Confection de nouvelles banderoles.                                                                                             - Emission et distribution de tracts sportifs.                                                                    -   Regroupement et canalisation des supporters sur le monticule de terre surplombant l'aire de jeu. - Preparation du groupe musical. Ainsi, chacun se volt attribuer une mission precise, rendez-vous est donne chaque jour a 18 heures pour le suivi des differentes opérations.

    Samedi 07 Fevrier 1970 : J-1
    II est 16 heures, le week-end est déjà entamé, tout est prêt. La tension et Ia ferveur en ville sont montées d'un cran et deviennent palpables. 18 heures : les tracts (environ 2000) sont déjà en possession de Ahmed KHELIA (Tidja) et de Abdelkader BARBARA qui sont chargés de les dispatcher dans les differents cafés, commerces et magasins. Bref partout. Un autre paquet est remis a Larbi FOUDAD pour être dispersé a HADJOUT entre une et deux heures du matin a bord de sa camionnette 403. Très vite le cercle des sports sinondé de tracts, puis le duo investit le nadi des moudjahidine, ensuite dans Ia foulee Ia Brasserie de l'Union, le CREBIKA, Ia Renaissance avant le Café Ia "Bonne humeur" et le Grand Hôtel. Une foule composée de bambins et de badauds accompagne ce groupe Personne n'a oublié qu'un match "Aller" gagné heroIquement par les nôtres, Ia sortie du stade puis de Ia ville fut assez heurtée par quelques énergumènes Hadjoutis. Depités sans doute par Ia defaite des leurs, de surcroit at-home, il faudra plusieurs tirs de sommation de Ia part de Ia police et de Ia gendarmerie pour disperser une cinquantaine de fanatiques dechainés qui se sont acharnés sur les pare-brises et vitres des voitures milianaises. Soulignons néanmoins le Faire Play des joueurs Hadjoutis ainsi qu'une grande majorité de leur public. Au sujet des tracts distribués, it faut rappeler quelle est leur teneur ? Quels messages dispensent-ils ? Incitent-ils négativement la foule ? Rien de tel, Miliana étant connue alors pour sa sportivité ne peut diffuser des messages de haine et de violence.

    Ces billets en fait ne faisaient que rappeler au public sportif le chant du club et l'un de ses credos, qu'en en juge.
    "Et l'on disait de tous cotes                                                                                                       Que Miliana etait tombee dans un fosse                                                                                    Non ! non ! Miliana n'est pas morte                                                                                            Non ! non ! non Miliana n'est pas morte                                                                             Puisqu'elle gagne encore                                                                                                              Et I'S.C.M oui ! oui ! oui Et I'S.C.M non ! non ! non                                                                        Et I'S.C.M ne périra pas                                                                                                               Qui vivra verra                                                                                                                               Que le SCM vaincra.

    A 19 heures 15 minutes :
    Ahmed KHELIA et Abdelkader BARBARA ayant "alimenté" le café Ia Renaissance ont la désagréable surprise en sortant d'être "épinglés" par un trio d'agents de police qui les invitent manu-militari a les suivre au commissariat, tout en les delestant de leur paquet de tracts. Soulignons au passage que nos deux infortunés distributeurs ne sont à aucun moment molestés ou admonestés. Suprême élégance, on leur évite meme la "H'chouma" du fourgon de police.

    20 heures trente :
    Immeuble des mines du Zaccar à Ia cité nord. Après avoir diné, je "descends " en ville pour d'abord un débrief avec mes deux amis pourvoyeurs de tracts et ensuite transmettre les recommandations à Larbi FOUDAD en partance pour Hadjout. A hauteur de Ia piscine municipale, le fourgon de police me croise a toute vitesse, j'en reste étonne mais je continue mon chemin tout de même intrigué. Arrivé à hauteur du jardin public, point de mes amis, j'aperçois quand meme Mohamed ALLEL appuyé sur sa voiture R4 en compagnie de Hacene B, le talentueux avant-centre du mouloudia de Cherchell qui est venu passer Ia nuit, invité par Abdelkader BARBARA. ALLEL de suite m'interpelle.
    - Ils t'ont libéré ? me dit-il. - Libéré de quoi, de qui ? Iui repondis-je Je viens de chez moi.
    J'apprends ainsi que Ia police me recherche, elle s'est seulement trompée d'habitation. Dans un réflexe naturel de conservation je monte sur le trottoir du marche couvert face au commissariat choisissant un endroit peu éclairé. La gorge sèche, je commence a gamberger, mes mains deviennent moites. L'affaire se corse puisque Ia police s'en mêle. Qu'avons-nous fait de si grave ? Que faire maintenant ? Hacene B se lamente, non seulement pour son copain arreté mais aussi pour son hébergement qui devient problematique maintenant.
    Que faire ?
    II me faut imperativement reprendre mes esprits et envisager Ia suite des évènements. J'imagine mes deux amis signant des procès-verbaux d'auditions puis être présentés devant un juge dans une salle comble. Cela se peut-il ? Comme première décision j'annule sine-die le déplacement sur la ville de HADJOUT estimant qu'il n'y plus lieu de prolonger cette opération maintenant que Ia situation se complique. Instantanément une idée germe dans mon esprit. Je décide de Ia mettre en exécution.  Me tournant vers Mohamed ALLEL, je le prie de me convoyer vers la demeure de maitre Mohamed GHERSI avocat au barreau de Miliana et residant aux HBM boulevard du 01 novembre 1954. Au pied de l'immeuble, je propose a Ali ABZOUZI se trouvant sur place de m'aider a trouver Ia porte de la residence du juriste, il m'accompagne aussitôt puis quelques marches plus haut, il pointe son index droit devant, puis recule lentement.
    Timidement, je frappe a la porte, une fois, puis une deuxieme ... et une troisieme un peu plus appuyee. Une voix feminine plutôt fluette se fait entendre :
    - CH'KOUNE ?
    Je ne décline pas mon identité en disant simplement : - Ana ! je voudrais m'entretenir avec Si Mohamed, si c'est possible. Merci ! Quelques minutes plus tard que je trouve interminables, la lourde porte s'entr'ouvre sur la haute stature de I'avocat et President d'Honneur du SCMiliana, en robe de chambre grenat, pantoufles et bonnet de nuit de même couleur.                                                       - Oui ? me dit-il en me devisageant d'un regard scrutateur. Je me présente en tant que simple supporter de l'équipe de football milianaise (maitre GHERSI ne me connaissait pas encore personnellement) pour lui annoncer a titre d'information que la police locale vient d'embarquer "il y a juste une heure de cela Si Mohamed HEBBOUL l'entraineur de football du club pour je ne sais quelle raison et cela à la veille d'un match crucial. - Wech hadhel mossiba, me repond-t-il en frongant les sourcils, l'air vraiment agacé par cette inattendue nouvelle. - Et qu'est-ce que je viens faire là-dedans moi? me dit-il avec un regard inquisiteur. Maitre ! j'ai simplement pensé vous informer et que peut-être le sous-prefet si jamais il est informé par vos soins arrivera-t-il a dénouer cette affaire le temps que le match de demain se déroule ! - Et tu penses que je vais déranger le sous-prefet a cette heure ci comme ça ! Simplement ! Et comment je vais me rendre a sa résidence ? à pieds ? - Pour cela ne vous en faites pas maitre, Mohamed ALLEL est en bas de l'immeuble dans sa R4, il ne volt pas d'inconvenients a vous y conduire, il y a même Ali ABZOUZI le capitaine d'équipe qui se propose de le faire. - YAKHI HALA, YAKHI HALA ! marmonne-t-il l'air inclécis... bon je m'habille, mais toi, tu m'accompagnes me lance-t-il le regard agressif. - Je vous suis maitre ! Ouf ! Je respire, il coopère, c'est bon signe. Et c'est comme cela que le quatuor s'engouffre dans le hall de reception de la sous-prefecture à une heure indue soit vingt deux heures trente. Maitre GHERSI se fait annoncer au policier en faction qui à sa vue se lève prestement pour se mettre au garde a vous, esquissant le salut protocolaire. Moins de dix minutes plus tard, nous voici dans le bureau lambrissé du sous-prefet, il nous accueille lui aussi en robe de chambre.
    Après les salamalecs d'usage si BOUDIAF rentre directement dans le vif du sujet en s'adressant à Maitre GHERSI.
      - Maitre ! Khir ma Cheqakom ?
    Et notre admirable avocat de l'informer de cette "mossiba" qui tombe très mal avec l'arrestation de Si Mohamed HEBBOUL. Le sous-prefet tombe des nues, fronce ses épais sourcils.
    - Quoi ? c'est de l'Inspecteur des Impots dont vous parlez maitre ? - Oui ! repond desabusé le magistrat. - Non ! je ne suis pas au courant, et pour quelle cause ?...
    Interloqué, il dirige machinalement sa main à son téléphone installé sur une table à roulette sur sa droite, il forme un numéro et s'entretient presque immediatement avec une personne au bout du fil qui ne peut être que le commissaire de police, puisqu'il l'invite à rejoindre le groupe.
    Alors là, mes amis, je n'en mène pas large :
    - Ya Baba !
    L'étau commence à se resserrer, dirigeant un regard furtif sur ALLEL et ABZOUZI, je ne trouve aucune compassion à mon égard, ils évitent mon desarroi.
    - Ya Rabi t'koun maana !
    En fait, ce commissaire inspirait de la crainte tant il était mysterieux et peu bavard. Depuis peu à Miliana, il avait une réputation d'un homme inflexible et discret. Les ragots en ville disent qu'il a été muté chez nous suite a des incidents qui ont mis aux prises quelques pseudo supporteurs du Mouloudia d'Oran qui ont saccagé l'autocar des joueurs du CRBelcourt et ce, a l'entrée ouest de la ville de Relizane où il exerçait. D'ailleurs le quotidien El-Moudjahid en avait fait sa "une" à l'époque avec force photos de joueurs belcourtois malmenés et blessés.
    La porte capitonnée du cabinet du sous-prefet s'ouvre sans bruit pour laisser entrer le commissaire de police. II salue l'assistance d'un signe de Ia main puis rejoint le haut fonctionnaire et s'assied après avoir été invité par ce dernier.                                                                                                       - Ya rabi ! Kheredj'ha ala khir ! Suppliais-je sachant que c'est le moment de vérite.
    Tout de go, le commissaire avec des gestes lents et mesurés, d'un ton grave rend compte au sous prefet que des tracts circulent en ville et qu'ils sont considérés comme subversifs et pouvant inciter au désordre public. De ce fait Ia police a appréhendé deux jeunes gens auteurs de cette distribution sauvage et qu'une autre personne connue comme étant un enseignant d'éducation physique et sportive officiant au lycee FERROUKHI est en cours d'interpellation. Quand à Monsieur HEBBOUL it n'a absolument rien à voir avec cette affaire, aucune charge n'étant retenue contre lui il n'a jamais été approché par nos services. II termine son rapport tout en croisant ses avant bras sur son torse.
    - Yel moumenine ! Mon cceur palpite !                                                                                    Maitre GHERSI se redresse prestement, il me dévisage l'air très étonne puis it explose !              Alors-là mes aieux, j'essuie une de ces broncas comme seuls les magistrats de haut rang savent le faire. Le regard foudroyant du juriste me desequilibre" littéralement, sa gestuelle impressionne grave.
    Comment est-ce possible ? Venir me tromper jusqu'au pas de ma porte et de surcroit en pleine nuit pour qu'à mon tour je sois obligé de deranger deux hauts fonctionnaires de l'Etat.
    Tu te rends compte du préjudice causé ? Et des dommages qu'il occasionne ? D'un simple fait divers anodin nous voici à une réunion de crise ? Lla Hawla wala qowati bi allah ! maugrait-il. Je suis tétanisé. La sueur a mon front traduit quelque peu mon naufrage. J'ai quand même Ia force de me tourner craintivement il me faut I'avouer vers le sous-prefet. Monsieur le Chef de Dadra, si je puis me permettre, je pense que l'intention des ces deux jeunes n'est pas d'arriver à cette situation. Ceux-ci sont des fils de familles honorables, sans problèmes et de surcroit employés de Ia jeunesse et des sports et d'éducation nationale. Le procédé utilisé par ces jeunes est courant à Alger par des clubs tels que I'U.S.M.A, le M.C.A ou encore le CRB et à ce jour n'a engendré aucune anarchie ni violence. La teneur même de ces billets distribués est loin d'être agressive. Je puis vous certifier que demain les supporters milianais comme à l'accoutumée demontreront Ieur maturité et aucun debordement de quelque nature que cela soit ne se produira, ceci du moment que les deux galeries seront largement separées.
    - 'Etes-vous sûr de ce que vous avancez ? me coupe le sous-prefet.
    - Oui ! monsieur, je réponds gaillardement. Suis-je réellement responsable de ce que j'affirme ? N'est-ce pas là une simple fanfaronnade? Allez le savoir !                                                                 - Et vous le capitaine d'équipe ? tonne le sous-prefet se tournant vers Ali ABZOUZI, pouvez vous me promettre qu'il n'y aura pas d'incidents ?                                                                                      Non ! non ! monsieur, je serai sur le terrain et je ne peux savoir comment vont évoluer les évènements.
    J'enchaine aussitot en direction du sous-prefet.                                                                               - Monsieur, je vous assure que vous ne serez pas déçu et que, quelle que puisse être l'issue du match, car nous savons que le sort de nos deux compagnons arrêtés depend de notre comportement. Le chef de daIra allonge ses bras sur son bureau, se tourne vers le commissaire tout en esquissant un semblant de sourire. Je décode cette situation et j'en déduis que le sous-prefet tente de minimiser cette affaire et s'en remet au commissaire de police. Celui-ci comprenant le fond de la pensée du sous-prefet, déclare imperturbable. - Bon ! nous allons encore garder ces .jeunes jusqu'à minuit, de manière à ce qu'ils retiennent la leçon puis nous les relacherons tout en espérant que demain, il n'y aura aucun dépassement. Le Chef de daïra se lève doucement de son siège signifiant par là que le dossier est clos, bientot imité par l'ensemble des présents. Les salutations d'usage terminées, l'on se retrouve dans la Renault quatre sur le chemin du retour. Assis a l'arriere je jubile.
    - Ouf I notre bonne étoile veille sur nous. - Ya wlidi  qui es-tu ? m'apostrophe maitre GHERSI tout en se retournant péniblement de son siège avant. Un simple supporter du club maitre.
    Je me surprends à me parler a moi-meme interieurement. - Ah ! yel Mouhami ! si vous saviez que c'est moi que la police recherche encore, si vous saviez que je suis le prof de sport de votre fille cadette et de son frère Redha, sans oublier que votre fils ainé Toufik est une connaissance !
    Je raccompagne le maitre jusqu'au perron de sa maison, prends congé de Iui tout en le remerciant chaleureusement de son précieux concours. II est vingt trois heures passées.                               Nous retournons ALLEL et moi-meme au niveau de la place des martyrs. Là, nous retrouvons Hacene B notre sympathique joueur cherchellois, mort d'inquiétude et qui se lamente de plus belle au sort réservé a son ami BARBARA. Tous ensemble nous passons une demi-heure a guetter tout mouvement aux alentours du poste de police. Vingt trois heures trente sonnent au carillon de l'horloge municipale. Quelques minutes plus tard nos deux amis retrouvent l'air libre. Calmes et souriants les accolades terminées, ils nous apprennent que la police leur a évité les geoles, les confinant neanmoins séparement dans deux pièces mitoyennes. Ils doivent impérativement se présenter demain 13 heures pour y déposer leur carte d'identite nationale qu'ils pourront récupérer si tout se passe bien vers dix sept heures.

    En somme, tout est bien qui finit bien. Abdelkader recupère son invité et on se quitte vers minuit chacun regagnant son domicile. Demain sera un autre jour. Quand au match il sera royal. Tous les ingrédients sont réunis ce jour pour passer un très bel apres-midi. Du soleil, deux équipes magnifiques, du monde, une ambiance fantastique, des buts, du suspense, des rebondissements et à Ia fin une magnifique victoire milianaise. Le nirvana quoi ! Que demander de plus ? Les joueurs Hadjoutis qui n'auront point démérité sont raccompagnés a leur car garé devant le marché couvert en face du commissariat de police au son de la zorna locale qui entonne gaiement.
    ABKAW ALA KHIR !!

    Loin d'être une aubade éductrice envers nos hôtes du jour, ni a un égo démesuré des supporters milianais, it faudra interpréter cela comme un hommage aux joueurs Hadjoutis et à leur volonté d'avoir cranement défendu leurs couleurs. D'ailleurs dans le car, a travers les vitres, les joueurs fourbus ne manifestent aucun signe de nervosite ou de belligerance. Le bus demarre doucement, entourés par une foule considerable massée sur Ia place des martyrs. Aucun signe antisportif n'est enregistre de part et d'autre. L'enorme engin s'eloigne le long du boulevard de Ia republique vers la sorti de la ville, voila ! C'est fini ! La grande foule se dirige lentement vers le cercle sportif. Elle attend, le temps que nos joueurs reviennent d'une douche réparatrice pour participer a la collation habituelle d'après-match. Là aussi une grande ovation salue leur apparition et leur brillante victoire.
    Comment le football peut-il déclencher autant de passion ? Quel puissant moteur de développement du sentiment d'appartenance mais aussi élément fédérateur exutoire a nos frustrations ? Ce football auquel nous venons d'assister restera l'une de nos plus belles histoires d'amour, oh ! My goal !

    Presque un demi-siècle plus tard, il n'est point superflu de remercier tous les acteurs de cette aventure (joueurs, entraineur et dirigeants) tout en s'inclinant d'abord a la mémoire de ceux disparus aujourd'hui : - Maitre GHERSI La prestance et l'éloquence. - Ammi Ahmed La bonté. - Ali ABZOUZI le capitaine courageux. - Mohamed ALLEL le jovial. - FOUDAD Larbi le candide.
    En souhaitant egalement longue vie aux autres.
    - Si Mohamed HEBBOUL l'architecte de cette Memorable joute le triomphe modeste ainsi que l'éducateur-bâtisseur. KHELIA Ahmed la disponibilité. - Abdelkader BARBARA le napolitain. N'omettons-pas un petit coucou aux buteurs du jour : GHOUTI(01) Kadi (02) P/S : Mea—culpa 1
    J’espère surtout que Si Mohamed HEBBOUL ne m’en voudra pas d’avoir associé sa personne à cette rocambolesque aventure de tracts.

     Mohamed Landjerit

     

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