• L'Eternité

     

     

     

    N'oublions pas notre ultime demeure
    انا لله و انا اليه راجعون
    Y ai-je planté assez d'arbres, ma vie durant,
    pour en récolter leurs fruits à mon arrivée ?
    Je l'espère ... Errahma à nos devanciers.

     Résultat de recherche d'images pour "une tombe creusée"

     

     

     Isabelle Eberhardt devenue musulmane algérienne

    En Suisse, à Genève, une rue porte son nom

    Elle entend parler pour la première fois de l'Algérie par ses demi-frères engagés dans la légion militaire. Quand, à 20 ans, elle accompagne en Algerie sa mère souhaitant se rapprocher de l’un de ses fils, elle découvre un pays, une culture, une religion qui vont l'imprégner totalement. Elle est fascinée par l'Islam et va recevoir la révélation comme une explosion en elle. « Je sentis une exaltation sans nom emporter mon âme vers les régions ignorées de l'extase ». Elle trouve son inspiration dans les médersas et les mosquées. Elle revendique seulement la liberté de se convertir à l’islam, d’aimer un peuple et un pays - l’Algérie - d’y vivre fièrement : «Nomade j’étais, quand toute petite je rêvais en regardant les routes, nomade je resterais toute ma vie, amoureuse des horizons changeants, des lointains encore inexplorés.» Isabelle Eberhardt. 

    Le 21 octobre 1904, à Aïn Sefra, l'oued se transforme en torrent furieux et la ville basse, où elle résidait seulement depuis la veille, est en partie submergée. Slimane est retrouvé vivant, mais Isabelle périt dans la maison effondrée. Elle repose dans le petit cimetière
    musulman Sidi Boudjemaâ à Aïn Sefra.

    Quelque temps avant sa mort, elle écrit,
    Premonition de sa fin prochaine à 27 ans ?

     

    Sa tombe est souvent visitée

    Je suis mort, mon âme a quitté mon corps.
    On a pleuré sur moi les larmes du dernier jour.
    hommes m’ont pris sur leurs épaules,
    En attestant leur foi au Dieu unique.
    Ils m’ont porté jusqu’au cimetière,
    Ils ont prié sur moi la prière sans prosternation,
    La dernière des prières de ce monde.
    Ils ont rejeté sur moi la terre.
    Mes amis sont partis comme s’ils ne m’avaient jamais connu,
    Et je suis resté dans les ténèbres de la tombe,
    Où il n’y a ni joie, ni chagrin, ni lune, ni soleil.
    Je n’ai plus eu d’autre compagnon que le ver aveugle.
    Les larmes ont séché sur les joues de mes proches,
    Et les épines sèches ont poussé sur ma terre.
    Mon fils a dit : »Dieu lui accorde sa miséricorde ! »
    Sachez que celui qui est parti vers la miséricorde de son Créateur
    Est en même temps sorti du cœur des créatures.
    Sachez que nul n’a souci des absents dans la demeure des morts.
    O toi qui es devant ma tombe, Ne t’étonne pas de mon sort :
    Il fut un temps où j’étais comme toi,
    Viendra le temps où tu seras comme moi.

     

     


  • Commentaires

    1
    Sadek BRAHIM-DJELLOU
    Jeudi 26 Octobre à 15:56

    Comme c'est beau mon cher MOHAMED.Cette poésie je l'ai lue dans son livre que mon père avait et que nous avons égaré lors de nos différents déménagements durant la guerre de libération.Ce livre avait comme titre "Dans l'ombre chaude de l'islam".Merci infiniment d'avoir réveillé en moi et en ma mémoire cette grande dame appelé Isabelle IBERHARDT.Je te souhaite une très bonne continuité dans une santé parfaite en cette vie et je t'embrasse très fort.



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :