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Les Harkis

 voir aussi : hebboul.com

 

Les alliés de la France, ennemis de la révolution de libération nationale, publiquement connus par «les Harkis», ont rédigé une pétition sur leur site officiel «Mon Harki», pour le respect des engagements du président français François Hollande. Ces derniers ont revendiqué que le président Hollande valorise leurs sacrifices et leurs  souffrance après que la France les ait abandonné une fois qu'elle a quitté l’Algérie en 1962. Ces derniers prétendent avoir même été désarmés et abandonnés, suppliciés et massacrés.
Le site a même relayé les promesses de Hollande avant qu’il ne soit élu président en 2012, lorsqu’il a promis s’il était élu, de reconnaitre publiquement les responsabilités du gouvernement français dans l’abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie, et les conditions d’accueil des familles transférées dans
des camps en France.
Selon la même pétition, il avait dit en outre son intention d’assurer aux harkis et à leurs descendants la reconnaissance de la République. Les harkis n’ont pas manqué a évoqué la journée nationale d’hommage en 2001 qui commémore l’engagement de ces derniers pendant la guerre d’Algérie, lorsque l’ancien président Jaques Chirac a reconnu pour la première fois que la France avant une dette d’honneur vis-à-vis des musulmans.
A cet effet, l’Etat française devra reconnaitre sa responsabilité dans l’échec de leur insertion dans la communauté française et réparer les victimes dont ils ont été
victimes .

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Le Bachaga Boualam

 

Le Bachaga BOUALAM est la figure emblématique des Français musulmans et des Harkis fidèles à la France. Le Bachaga BOUALAM était un officier français combattant de 1939-45, Commandeur de la Légion d'Honneur, député et vice-président de l'Assemblée nationale de 1958 à 1962, symbole du combat pour que Vérité et Justice soit rendu aux Harkis et à leurs familles.

Bachaga Boualam

Il y a cinquante ans, le 10 décembre 1958, le Bachaga Saïd BOUALAM, député d'Algérie, était élu vice-président de l'Assemblée nationale. A la suite des événements du 13 mai 1958, cette élection concrétisait l'union de la France et de l'Algérie que le nouveau gouvernement du général De Gaulle voulait traduire dans des symboles visibles. C'est donc en tenue de Bachaga, que le vice-président Saïd BOUALAM présidera durant 4 ans les séances des députés français parmis lesquels 71 députés d'Algérie, dont 45 Français musulmans, représentant nos 15 départements algériens. La famille du Bachaga Boualam pour rester française payera un lourd tribut : 17 membres assassinés, dont le frère du Bachaga et son fils Abdelkader.

Les Harkis

Le journaliste et historien Pierre Daum s'est penché sur ce sujet délicat et en a tiré un livre essentiel, Le dernier tabou : les « harkis » restés en Algérie après l'indépendance, qui vient de paraître chez Actes Sud. Mêlant une analyse historique pointue qui s'évertue à déconstruire de nombreux mythes entourant les harkis – notamment celui de leur « massacre » présumé en 1962 – et des témoignages d'Algériens recueillis sur place, Pierre Daum prouve que tout n'a pas encore été dit au sujet de la guerre d'Algérie.

 

 

Cinquante ans dans l’ombre de l’histoire

 

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Enquête sur ces harkis restés en Algérie

Abandonnés par le gouvernement français, des milliers de supplétifs de l’armée furent assassinés dans les mois qui suivirent l’indépendance. Pourtant, la plupart des harkis continuèrent à vivre en Algérie avec leurs familles. Depuis cinquante ans, ces témoins d’une histoire coloniale plus compliquée que les schémas acceptés sur les deux rives de la Méditerranée sont victimes d’une relégation sociale quasi institutionnalisée.

par Pierre Daum  - Le Monde diplomatique

Aperçu

Tlemcen, à l’extrême nord-ouest de l’Algérie. Nous quittons la ville en direction du sud. La route s’élève rapidement, puis grimpe en lacets, entourée de somptueux paysages de montagne. Ici ou là, on traverse des villages agrippés à la roche. Ils abritent des familles dont la vie, organisée autour d’un lopin de terre et de quelques bêtes, a peu changé depuis un demi-siècle. Seuls éléments de modernité dans ce paysage aride du djebel : le téléphone portable, la parabole pour les postes de télévision et les parpaings de béton gris des nouvelles maisons. Nous arrivons à Beni Bahdel, un village situé à une quarantaine de kilomètres de Tlemcen, connu pour son immense barrage construit à l’époque des « Français ».

A 79 ans, M. Abderrahmane Snoussi continue de vivre de ses quelques chèvres, qu’il emmène paître chaque matin sur le terrain familial, dans les hauteurs. Harki de 1959 à 1962, le vieil homme accepte pour la première fois de parler de son passé avec un journaliste.

« Les Français avaient installé ici un poste très important, avec au moins huit cents soldats. Mon père, qui avait fait la seconde guerre mondiale, leur servait d’interprète. Le FLN [Front de libération nationale] l’a assassiné en 1955, j’avais 19 ans. Quatre ans plus tard, les soldats français sont venus chez moi. Ils ont pris ma femme, et ils m’ont dit de venir travailler avec eux, sinon ils toucheraient à ma femme. C’est comme ça que je suis devenu harki. »

Parmi les soldats se trouvait le sous-officier Pierre Couette, un appelé originaire de la région parisienne. Dans les nombreuses lettres qu’il envoya à ses parents, le jeune homme, profondément catholique, a décrit toutes les « humiliations » et les « oppressions inutiles » que subit la population locale. Et aussi le recours systématique à la « baignoire » et à la « gégène », des « tortures » pratiquées par l’officier de renseignement du deuxième bureau de Beni Bahdel, à l’encontre des moudjahidin arrêtés, de leurs femmes et de toutes les personnes (...)

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Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas

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V
Toute guerre est sale, les hommes politiques sont sales, tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à ces ignominies, que ce soit en Algérie ou ailleurs, sont sales ... et il faudra du temps avant de laver toute cette boue "humaine" ... si tant est que ce soit possible ... 
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