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Le Conservateur part en retraite

 

 

Benyoucef ABBES-KEBIR                                                                             Directeur du Musée de la Manufacture d'Armes de l'Emir Abdelkader   L'archéologue-bédéiste 

Il prend sa retraite et nous assure  que la Manufacture                                       sera aussi bien gérée que de son temps 

                                                                                                                                                         Benyoucef Abbes-Kebir,  dessinateur, illustrateur, caricaturiste, musicien, archéologue. En 1977, il publie sa première planche de bande dessinée dans le journal « L’Unité ». Il collabore dans la presse Algérienne et Arabe. Actuellement, il est directeur du musée de la manufacture de l’Emir Abdelkader à Miliana.                                             

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Deux de mes amis poètes Lazhari Labtar (à gauche) et Benyoucef Abbès-Kebir                                ou l'amitié de Laghouat et Miliana, villes chères à mon coeur

 Située en contrebas de la ville de Miliana, le site avait été choisi par l’Emir Abdelkader au regard de sa position stratégique, dominant la plaine du Chélif et surtout se trouvant en aval de deux oueds. Une eau à profusion nécessaire comme énergie pour faire tourner les cinq forges « à la catalane ». C’est un ingénieur du nom d’Alquier Cases qui avait déserté l’armée française, subjugué par l’aura de l’Emir Abdelkader, qui gérait cette manufacture. Une énergie hydraulique qui faisait tourner une immense roue pour faire actionner un martinet qui donnait au minerai fondu la forme voulue. C’était au printemps 1839, aux premières années de la résistance contre le colonialisme français qui avait pris pied sur la terre d’Algérie. Sur deux étages, la manufacture s’étalait sur une superficie de 800 m2, attenante à une autre bâtisse qui servait de chambres pour la restauration et l’hébergement des ouvriers, disposant également d’un hammam. En 1840, avant la chute de la ville de Miliana, l’Emir Abdelkader décide sa destruction pour éviter que l’armée coloniale ne s’en serve. La manufacture a retrouvé aujourd’hui son âme, se laissant raconter par les mannequins reproduisant les gestes des ouvriers de l’époque. Un équipement scénographique fait de sons et de lumières réalisé par un bureau d’études artistiques de Mostaganem qui reconstitue l’atmosphère et donne un aperçu sur le génie militaire et organisationnel de l’Emir Abdelkader.

Un lieu qui ne désemplit pas à longueur d’année, Située en contrebas de la ville de Miliana, le site avait été choisi par l’Emir Abdelkader au regard de sa position stratégique, dominant la plaine du Chélif et surtout se trouvant en aval de deux oueds. Une eau à profusion nécessaire comme énergie pour faire tourner les cinq forges « à la catalane ». C’est un ingénieur du nom d’Alquier Cases qui avait déserté l’armée française, subjugué par l’aura de l’Emir Abdelkader, qui gérait cette manufacture. Une énergie hydraulique qui faisait tourner une immense roue pour faire actionner un martinet qui donnait au minerai fondu la forme voulue. C’était au printemps 1839, aux premières années de la résistance contre le colonialisme français qui avait pris pied sur la terre d’Algérie. Sur deux étages, la manufacture s’étalait sur une superficie de 800 m2, attenante à une autre bâtisse qui servait de chambres pour la restauration et l’hébergement des ouvriers, disposant également d’un hammam. En 1840, avant la chute de la ville de Miliana, l’Emir Abdelkader décide sa destruction pour éviter que l’armée coloniale ne s’en serve. La manufacture a retrouvé aujourd’hui son âme, se laissant raconter par les mannequins reproduisant les gestes des ouvriers de l’époque. Un équipement scénographique fait de sons et de lumières réalisé par un bureau d’études artistiques de Mostaganem qui reconstitue l’atmosphère et donne un aperçu sur le génie militaire et organisationnel de l’Emir Abdelkader. Un lieu qui ne désemplit pas à longueur d’année,avec à l'accueil Benyoucef Abbes-Kébir et son éternel sourire.La manufacture d’armes de l’Emir Abdelkader mérite le détour tout autant qu’une  « Gâada » avec son directeur, le pourvoyeur de son âme…

 

Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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