
8 Mars, fête de la femme
“Femmes, c'est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde.” Léon Tolstoï
Hommes, que deviendrions-nous sans Elles ?

Notre Mère, Notre Compagne, Notre Soeur, Notre Fille, Notre Amie
Une lutteuse pour ses droits, tous ses droits

Dame, conjointe, fille, demoiselle, bourgeoise, compagne, créature, épouse, égérie, légitime, frangine, alter ego, féministe, femelle, déesse, sirène, bébé, femme fatale, femme politique, femme de lettres, jeune femme, femme à poigne, femme de décision, femme courage...
Voir cette histoire:
L'Aurésienne et le Centurion : VIERGE DE TIFELFEL
http://hebboul.over-blog.com/2016/04/l-auresienne.html


Elles font tourner la tête aux hommes. Provocantes, curieuses, indomptables, jalouses, coquines ou timides.

Jamais les auteurs n'ont trouvé meilleur sujet...

Une femme est l'amour
Une femme est l'amour, la gloire et l'espérance ;
Aux enfants qu'elle guide, à l'homme consolé,
Elle élève le coeur et calme la souffrance,
Comme un esprit des cieux sur la terre exilé...
Gérard de NERVAL (1808-1855)

Bonne fête aussi à Amel BRAHIM DJELLOUL
La Diva milianaise Amel BRAHIM DJELLOUL, diplômée du CNSMD de Paris, est appelée à chanter sur les plus grandes scènes de France (Opéra e Paris, théâtre du Capitole,..) comme à l’étranger ( Grand Théâtre de Geneve, La Monnaie de Bruxelles, Lincoln Center de New York ..) et est régulièrement invitée par de nombreux orchestres (Orchestre national de France, Les Arts Florissants). Elle se produit régulièrement en récital avec le pianiste Nicolas Jouve et l’ensemble Amedeyez. Son parcours et sa voix la conduisent vers les rôles de Suzanna/Le Nozze di Figaro, Pamina/Die Zauberfote, Servilla/, La clemenza di Tito, Naneta/Falstaf, Despina/Cosi fan tutte, Adina/L’elisir d’amore, Melisande/, le rôle-titre de Véronique, Gabrielle /-/La Vie parisienne et Zanetta/La Princesse de Trebizonde et interpréter le rôle principal de Jacqueline dans une comédie lyrique « Fortunio »d’Anfr2 Messager (1853-1929).


Espérance de vie en Algérie
Moins nombreuses, les femmes vivent plus longtemps que les hommes !
Selon les statistiques officielles du début de l’année 2016, l’Algérie compte 21,05 millions d’hommes et 20,53 millions de femmes. On note donc que la répartition des naissances vivantes par sexe donne 104 garçons pour 100 filles.
La gent masculine domine en nombre dès la naissance. Les statistiques officielles indiquent pour la tranche d’âge des moins de 4 ans, 2,40 millions de garçons contre 2,27 millions de filles. Il en est de même pour les tranches d’âge 5-24 ans. Ce n’est qu’à partir de 40 ans que cette tendance commence à s’inverser en faveur des femmes. A 70 ans, les données indiquent que les hommes représentent 224 389 contre 239 377 femmes.
Même constat pour la tranche des 80-84 ans, où l’on compte 148 198 hommes pour 158 245 femmes et un nombre global de 306 443 personnes. La tendance est la même pour les 85 ans et plus avec 101 869 hommes et 103 132 femmes pour un effectif global 205 001 personnes recensées de cette tranche d’âge. Pour Mme Djeraoune, il s’agit d’une tendance «naturelle et universelle due à une surmortalité masculine aux bas âges et aux âges avancés», d’où une meilleure espérance de vie chez les femmes que chez les hommes. Fatima Arab

23 mars 2010, décès de la première dame de l’Algérie indépendante, madame Zohra Sellami

Celle qui aurait pu être la première dame de l’Algérie indépendante, madame Zohra Sellami, épouse Ben Bella est décédée le 23 mars 2010, à l’âge de 67 ans. Originaire de M’sila, elle est née le 24 novembre 1943 et était une militante du FLN durant la révolution algérienne.
Destin pour le moins exceptionnel pour cette jeune femme de l’Algérie fraichement indépendante qu’on peut voir sur une vidéo mise en ligne sur le net. Elle a le visage de la belle algérienne fière et rebelle qui refuse les rêves au rabais. Son discours, datant de 1968, n’a pas prit une ride, la condition féminine dont elle parlait est quasiment encore identique, tout comme la mentalité qu’elle décrivait. Révolutionnaire, elle affirmait qu’il fallait un renouvellement des structures sociales et une véritable révolution pour qu’il y ait un changement véritable dans les rapports entre les hommes et les femmes en Algérie.
Elle étai jeune, à la fleur de l’âge, et ne voulait pas « se marier pour se marier ». Elle n’attendait pas le prince charmant, mais un homme qui partage ses idéaux et qui ait les mêmes idées politiques et humaines. Pour elle, le mariage n’était pas forcément une prison, mais peut être « une liberté à deux ». En disant cette phrase, la jeune Zohra Sellami ignorait que ces propos auraient un jour beaucoup de sens.
Destin exceptionnel parce qu’elle a était arrêté et emprisonnée deux fois sous le régime Benbella, alors qu’elle était militante. Elle ignorait encore que son avenir serait auprès du premier président de l’Algérie indépendante destitué. Lorsque ce dernier était en résidence surveillée, à Douéra, depuis le coup d’Etat de Houari Boumediene en 1965, Zohra Sellami était journaliste à l’hebdomadaire « Révolution africaine », l’organe central du FLN. En bonne révolutionnaire, elle était devenue une spécialiste des mouvements de libération de l’Afrique subsaharienne, des maquis du Frelimo (Mozambique) et du PAIGC d’Amílcar Cabral (Guinée et Cap-Vert). Sa chronique hebdomadaire était entièrement dédiée à l’émancipation du continent africain.
Dans un long article* dédié au défunt Ahmed Ben Bella, le journaliste El Kadi Ihsane raconte : « Un jour de 1963, le cortège présidentiel passe au pied de la rédaction de « Révolution Africaine », près de la Grande-Poste, au centre d’Alger. Sur le balcon, tous les présents applaudissent sauf une jeune femme. Ahmed Ben Bella la fixe du regard. Et ne l’oubliera plus. Près de dix années plus tard, détenu au château de Douéra, près d’Alger, depuis son renversement en juin 1965, il demande une faveur à son geôlier, Houari Boumediène. Une compagne. Les amis du président déchu proposent à Zohra Sellami de devenir l’épouse du mythique président, disparu des regards depuis si longtemps. Elle dit oui. A leur rencontre sur son lieu de détention, il lui dit : « Je savais que ce serait toi. » Le couple fusionnel qui en est né a fait d’Ahmed Ben Bella un vieil homme heureux et bien portant. Jusqu’à ce jour de mars 2010, où Zohra s’est éteinte à 67 ans. »
Zineb Merzouk
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Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas