
Le Palmier.
Il signifie la victoire, la renommée, le triomphe sur la mort. Il symbolise le martyre,
la Vierge Marie et l'Asie. Depuis l'Antiquité le palmier est attribué au mythe du soleil
pour évoquer la gloire et l'immortalité, en raison de la disposition harmonieuse de ses
branches et de ses feuilles semblables à des rayons. La branche de palmier est offerte
au vainqueur comme emblème de victoire. Dans certaines légendes Romaines la branche
de palmier est signe de bon présage. Horace raconte que Rhéa Silvia voit en songe
Romulus et Rémus peu avant d'accoucher, sous l'aspect de palmiers aux branches
majestueuses se dressant vers le ciel symbole du palmier (Wikipédia) On dit surtout
que le palmier est le symbole de a fécondité.

Le Palmier, cet Amoureux
Oui, c'est incroyable, ce que je viens d'apprendre et vous le serez aussi à la lecture de ce qui suit.
Je suis né au milieu d'eux, je ne les ai jamais quittés, j'en ai ramené un de Laghouat pour le planter
dans mon jardin de Miliana, loin de son milieu naturel et qui, quand même, m'a fait goûter à ses
"blehs" - dattes non mûries - et je ne savais pas que les PALMIERS AVAIENT UN COEUR D'UNE
SENSIBILITE A FLEUR DE PEAU...Je grimpais souvent aux palmiers de notre jardin,
le palmier est si généreux qu'il vous facilite l'escalade grace à ses "escaliers", et me
régalais des dattes arrivées à maturation.C'était la restauration sous les palmes dans
un gratte-ciel! Et que dire de sa sève récoltée - le lagmi - une boisson divine ! que
certains laissaient un peu fermenter pour se griser ! Par ce procédé, Omar Khayam
aurait davantage créé.
On attribue également au palmier des sentiments humains, dont l’amour. E. Dermenghem
rapporte ce beau récit, relevé dans la région de Laghouat : «un homme avait remarqué
dans son jardin un arbre qui perdait ses feuilles, sans raison apparente. Un vieux jardinier
consulté vit du premier regard que la nakhla (palmier femelle et aussi prénom de mon arrière-grand'mère que j'ai eu la chance de côtoyer durant quelques années) se mourait
d’amour pour le dhokar (palmier mâle) qui lui faisait face. Il réunit alors les stipes des
deux arbres par une forte ligature, de façon que leurs palmes puissent s’entrelacer.
Le palmier revint à la vie, ses fleurs ne coulèrent plus et les récoltes qu’il donna furent
splendides. Quelques années plus tard, le propriétaire du jardin coupa le lien qui réunissait
les deux arbres. Le palmier amoureux se remet à perdre ses fleurs et à souffrir de
consomption. Il fallut rapprocher à nouveau le palmier femelle de son époux pour le
guérir.»
En kabyle, il y a même un verbe, zdy, en rapport étymologique évident avec tazdayt,
pour dire «élancer sa taille, se dresser». Le palmier, en effet, est souvent comparé à un
être humain : il est sexué, sa frondaison est comparée à une tête chevelue et on lui
attribue un cœur, logé au milieu de son tronc et qui constitue un aliment très recherché.

Le palmier est l’arbre providentiel du désert. Son fruit constitue un aliment de base,
comme la figue sèche, au nord. Les noyaux servent de nourriture pour les chameaux,
les chèvres et les autres ruminants. On les utilise aussi comme combustibles, pour
alimenter, les soirs d’hiver le feu, exactement comme on le fait, au nord, avec les noyaux
d’olive. On utilise les palmes pour fabriquer des palissades et des clôtures, les palmes non
dépouillées servent à couvrir les toits des cours ou des huttes, on les utilise aussi comme
bois de chauffage.

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Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas