Khadidja Hebboul souhaite à ses amis et à tous les Hebboul
Ramdhankoum Bissaha oual Hana Ya Ouled Hebboul
ayna kountoum à travers le monde

L'un d'eux, Lah Errahma, Hebboul Lakhdar dit Lakhdar Laâma

Un Zag Etter moderne qui ne ressemble pas tout à fait à celui d'hier où l'adhan du Maghreb annonçant la rupture du jeûne était un coup de canon....
Zag Etter
publié en 2008
Zag Ettir: la fiente de l'oiseau
( la fienté des oiseaux "signifiant" PETITE ASSIETTEE-)
C'est dans ma ville natale - LAGHOUAT - que cette "coutume "avait cours durant le mois sacré du Ramadhan. Bien avant le début du jeûne, tous les jeunes enfants non tenus de jeûner, se mettaient à l'édification d'une banquette de terre au coin d'une rue, de préférence. La notre, nous la "construisions" dans la placette - la rahba - autour de laquelle nous habitions. Cette plateforme devait être grande pour contenir assez d'enfants qui la rejoignaient bien avant la rupture du jeûne munis chacun d'une assiette contenant ce qu'allaient consommer ses parents. Nous nous mettions en rond, chacun devant son "menu" et attendions que le muezzin nous autorise à rompre le carême, comme si nous avions jeûné normalement.
Durant ce repas, chacun faisait goûter son plat aux autres et en résultaient des appréciations sur
la bonne ou moins bonne cuisine de nos mères.
Dans notre esprit de l'époque, Zag Ettir, permettait à nos parents de rompre tranquillement le jeûne hors la présence de leurs garnements.
Je me suis toujours demandé le pourquoi de cette coutume - disparue depuis longtemps - et ce
n'est que bien plus tard que j'en ai eu l'explication car sitôt que nous rentrions à la maison, nos
parents nous questionnaient sur ce qu'avait "apporté" untel ou untel comme repas.
Ce n'était nullement par curiosité mais pour information car ils voulaient connaitre ceux qui étaient dans le besoin parmi leurs voisins lesquels, par dignité, ne laissaient rien paraitre.
Comme la charité et la solidarité étaient légendaires dans ma ville, une aide discrète et anonyme
parvenait à ces familles comme si de rien n'était...
N'est-ce pas beau!
Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas