L'Amitié, ce sentiment à géométrie variable
Un grand débat que celui traitant de l'Amitié !
Et tout d'abord, qu'est-ce que l'amitié ?
Avez-vous été largué par un ami et en avez-vous fait de même?
Vous en sentez-vous libéré ou le regrettez-vous?
Peut-on vivre sans amitié ?
Qu'apporte t-elle ?
Peut-on, doit-on, avoir beaucoup d'amis ou en limiter le nombre ? Comment entretenir une amitié ?
Vous liez-vous facilement ou après une longue période d'observation ?
Avez-vous cherché une fois à réactiver, réanimer une amitié moribonde ? Pourquoi ?
L'amitié des animaux est-elle plus solide que celle des humains ?
Raconte, ô conteur, raconte-nous ya Kheira Dahmani
Raconte une histoire, qu'elle soit une légende.
Parle-nous des gens d'antan, de Loundja, la fille du Sultan , de l'ogresse.
Remets-nous dans le sans soucis de notre enfance

Deglet Nour
Deglet Nour fidèle à la légende :
c'est-à-dire exceptionnelle !
Deglet Nour signifie « doigt de lumière » ,
une datte très savoureuse, moelleuse, claire, translucide.
On aperçoit le noyau au centre du fruit.
Je voudrais tant, avant que de part, voir l'Algérie retrouver
la Paix, la Santé, la Consorde, la Soldarité, l'Amitié, le Bonheur
et que les coeurs s'attendrissent et se lient d'amitié. Et que chaque Algérien reçoive ses amis dans une demeure à leur hauteur


Emouvante lettre de Hassiba Benbouali (1938-1957) à ses parents dont elle se languit étant dans la clandestinité pour la libération du pays.Elle est née le 18 janvier 1938 à Orléansville (aujourd'hui Chlef), son père, médecin de profession, est originaire de Chlef, sa mère de Kabylie, la famille Nait Saada. Elle adhère au scoutisme et ses voyages à travers l'Europe lui permettent de découvrir la misère du peuple algérien en exil. En 1954 à 16 ans, elle intègre l'Union générale des étudiants musulmans algériens, premier pas de son engagement nationaliste qui durera jusqu'à sa mort durant la bataille d'Alger.
Mes très chers parents
Je viens d’avoir vaguement de vos nouvelles par la mère du frère «Si Abderezak». Il paraît que vous allez bien. Je l’espère de tout mon cœur. Voilà près de 9 mois que nous n’avons pu communiquer. Je me faisais un mauvais sang de tous les diables. Car je savais que vous étiez très ennuyés à cause de moi; que la police ne sortait plus de la maison et il m’était impossible de vous écrire ou de vous envoyer qui que ce soit. J’aimerai tellement vous revoir, je vous ai terriblement languis, il ne se passe pas un jour où je ne pense à vous. Presque chaque nuit je rêve de vous.
Nous avons eu des moments très difficiles et même maintenant ça ne marche pas comme sur des roulettes, mais enfin cela ne fait rien nous sommes pleins de bonne volonté et des frères meurent tous les jours pour conduire leur pays à la liberté.
J’ai entendu que vous aviez déménagé, cela m’étonne, mais enfin c’est très possible je serai bien curieuse de savoir où vous habitez maintenant et comment est votre nouvelle maison. Une chose pourtant m’ennuie, je ne peux plus vous imaginer vivre comme je le faisais avant. Je me dis toujours: «Tiens en ce moment ils sont à table» et je vous revois chacun à sa place. Lala et Tata Zahia avec vous bien sûr car elles n’ont pas où aller étant dit que mes deux oncles sont en dehors de l’Algérie. Au fait, avez-vous de leurs nouvelles? Vous-écrivent-ils? C’est terrible comme la famille nous manque quand on est loin d’elle.
Vous savez que je suis très recherchée ici à Alger donc il m’est impossible de rien faire. Aussi ai – je décidé enfin, il est de mon devoir de partir au maquis où je sais que je pourrais servir comme infirmière ou même s’il le faut et je l’espère de tout mon cœur combattre les armes à la main, enfin la route sera bien sûr assez difficile pour arriver jusqu’à un maquis, mais j’espère qu’avec l’aide de Dieu j’arriverai saine et sauve.
Ne vous en faites surtout pas pour moi, il faut penser aux petits qui vont bientôt reprendre l’école et qui j’espère travailleront bien. Vous ne pouvez vous imaginer combien ils me manquent, en effet voici un an que je ne les ai vus ils ont dû grandir surtout mon petit Mohamed, est – il aussi méchant? parle-t-il quelquefois de moi, ou bien m’ont-ils oublié et la concierge toujours aussi bavarde? Setty maintenant je crois que je ne la reconnaîtrai peut-être pas, c’est une vraie jeune fille. J’aimerai avoir leurs photos et la vôtre aussi. Ainsi, il me semblera porter avec moi en mon coeur toute ma famille.
J’aimerai beaucoup vous voir avant de partir. Je ne sais pas si je pourrai, mais sachez que je ferai mon possible car une fois au maquis vous n’aurez que très peu ou rarement de mes nouvelles, bientôt Inch’Allah nous serons tous réunis mais peut-être ou si la mort nous arrache à la vie nous nous rencontrerons chez notre Dieu. Si je meurs vous ne devez pas me pleurer, je serai morte heureuse je vous le certifie. Enfin, il n’en est pas question, mais on ne sait jamais c’est si vite arrivé surtout dans la vie que je mène.
Enfin, bref tâchez de m’indiquer une adresse sûre où je pourrais vous écrire il le faut absolument quant à vous répondez – moi par la personne qui vous apportera cette lettre. Enfin chers parents j’espère que avez reçu les lettres que j’ai écrites à Tata Sakina. Je ferai tout mon possible pour vous voir avant de partir mais je ne sais pas s’il faut beaucoup y compter. Enfin tâchez de m’envoyer les photos que je vous demande. Je vous embrasse tous très très fort. Lala et Tata surtout qui doivent beaucoup penser à leur petite fille et vous mes parents adorés, il n’est pas de mots pour vous exprimer mon affection. Mille baisers Votre fille qui vous aime.Hassiba .exprimer mon affection. Mille baisers Votre fille qui vous aime.Hassiba .
L'Algérie, mon beau pays
Je me rappelle cette nuit d'orage
Entouré de mon père et de ma mère
En exil dès mon jeune âge
J'ai préparé mes affaires
Pour mon premier voyage
M'exiler au-delà des mers
Je revois d'ici mon village
Et tous ceux qui me sont très chers
Pour moi ce paysage
Est le préféré de la Terre
Meriem a dit : des cerises en boucles d'oreilles, quelle fille de Miliana
n'en a pas porté avant de les croquer. Et les confitures de cerises qu'on
réservait à nos invités. je me souviens aussi que nous tressions des colliers
de jasmin que nous offrions à notre grand'mère Mimi
El Haik
Je n'ai pas eu de filles mais des soeurs,
des brus et de nombreuses petites filles
Je ne suis ni pour ni contre le port du voile
mais pour la liberté de le porter ou non
Essadane, les "inviteuses"
Cela faisait intime. On sonne, on ouvre, on fait entrer "moulat" "essadane",
on s'embrasse, on fait l'invitation orale, "on sucre", on parfume. Parfois,
elles étaient deux ou plus pour le faire et repartir, mission accomplie.
Les traditions du mariage, rappellent aussi que jadis, au temps où les moyens
de communication étaient inexistants, on recrutait des femmes dites « sèdna »
pour faire passer les invitations à travers les différents quartiers de la ville.