Eklablog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Princesse Orientale

Une Princesse Orientale

 

 

Une fille originaire de chez moi devenue

princesse orientale

 

 
Amel Brahim-Djeloull 

Amel Brahim-Djelloul

Amel Brahim-Djelloul est l'invitée du 13h de France 2. La soprano est à l'affiche de "L'enfant et les sortilèges" à l'Opéra Garnier à Paris jusqu'au 13 février 2013. La jeune franco-algérienne interprète la princesse. Un moment de bonheur pour cette artiste formée au chant lyrique au conservatoire de Paris.

Par Linda Belhaoues

 

Amel Brahim-Djelloul : princesse orientale

Amel Brahim-Djelloul est arrivée en France en 1998  

Sa passion du chant lyrique l’a entraînée en France. La Soprano algérienne interprétait Zanetta, la Princesse de Trébizonde d’Offenbach, à l’Opéra-théâtre de Saint-Etienne il y a quelques jours encore. Des fées se seraient-elles penchées sur son berceau ?

Il était une fois une petite fille qui habitait de l’autre côté de la Méditerranée. Là où il fait toujours beau. C’était la dernière de sa fratrie. Dans sa famille, la musique avait une place particulière. Son frère jouait du violon, ses sœurs jouaient du violon et du piano. Son grand-père jouait du tuba dans une fanfare à l’époque coloniale. Quand Amel eut 10 ans, elle choisit de jouer du violon comme son frère…
Si la vie d’Amel Brahim-Djelloul était un conte de fées, serait-elle La Belle au bois dormant, Blanche neige, Cendrillon, Shéhérazade ? « Je suis Algéroise » dit-elle simplement. Avec Amel pas de chichis, la simplicité est au service de l’authenticité, et toujours avec le sourire. « Mes parents étaient mélomanes, on est quatre enfants et on a tous fait de la musique. Mais on est deux à en faire notre métier. » Rachid, le frère de « 11 ans et demi » son aîné, est violoniste et musicologue en France. «  Il est arrivé 10 ans avant moi, en 1988. Je suis très fière de mon frère. Je suis très admirative. » Elle raconte alors son éducation  « J’ai été baignée dans la culture francophone. Je suis enfant de l’Algérie indépendante, je n’ai pas vécu la période coloniale mais mes parents sont très imprégnés. Papa a un français extrêmement châtié, il le parle magnifiquement bien. »
Une question cependant taraude, Comment passer du violon au chant lyrique ? « Oh, c’est tout une histoire ! ». Tout commence au moment où elle passe son bac en 1993. « Je suis rentrée à l’école normale, j’ai fait musicologie. » Elle se destine à l’enseignement… Elle rencontre son premier professeur de chant à l’Ecole Normale pour un module. Remarquant son oreille musicale, il lui propose « de travailler un peu plus que tes collègues » Réponse de la jeune-femme : « à une condition : je ne veux pas chanter de la variété. Je veux rester dans le classique. » Donc le chant lyrique. « En Algérie ça ne dit rien à personne, ce n’est pas notre culture, c’est plus la musique arabo-andalouse. » Voyant la détermination de la jeune-femme, le professeur dit « finis ta licence et va de l’autre côté de la Méditerranée, c’est là que tu réaliseras tes rêves. »

Lettre de recommandation destinée à l’ambassade

Lors d’un stage de chant de 15 jours à Nice, son destin se manifeste : Noelle Barker, de la Guildhall school de Londres, « une grande dame », la prend sous son aile . « Je suis repartie de Nice avec une lettre de recommandation destinée à l’ambassade de France pour m’aider à venir faire mes études en France » La grande dame appelle le Conservatoire national supérieur de Paris pour leur dire d’auditionner Amel, alors professeur de musique à Alger, dans un lycée. Elle part à Paris concourir. « A part pour le chant, franchement je n’étais pas malheureuse en Algérie, j’avais ma famille, mes amis, je chantais dans une chorale… »  et elle avait trouvé son prince charmant. Réda. « Tous les deux, on a croisé la Méditerranée »,  elle ajoute amoureusement : « on s’est connu au lycée ». Réda la suit donc et  poursuit ses études en chimie industrielle, il en sortira docteur. Il deviendra quelques années plus tard agent artistique. Mais c’est une autre histoire…
En 1998, Amel ne rentre pas tout de suite au Conservatoire bien qu’arrivée en finale. « Ils ne m’ont pas lâché dans la nature. » Ils,  le jury composé entre autre de José Van Dam, lui conseillent de faire d’abord une école pour renforcer sa formation et même écrivent à l’ambassade de France pour expliquer leur choix et dire combien il est important qu’Amel puisse étudier en France. Elle passe alors une année à Montreuil puis repasse le concours. Son professeur qui la prépare lui dit : « on ne leur dira pas qui tu es, on les laissera seuls se rappeler de toi ». Elle a été la première nommée à la finale. Après 3 ans d’études, elle commençait déjà a chanté dans des productions. La tête froide et les pieds bien ancrés, elle déclare que le chant c’est sa passion et sa famille sa colonne vertébrale. « Si je suis l’artiste que je suis c’est parce que j’ai un équilibre à la base, beaucoup d’amour de ma famille, mes parents, mes frère et sœurs, j’ai un mari extraordinaire, notre petit choubidou de trois ans est adorable. Et ça, c’est quand même précieux !»
La Princesse, son prince et leur petit choubidou vivent heureux à Francheville, à côté de Lyon, où le soleil brille toujours au dessus de leur maison et inonde leur visage. Ils voyagent tous les trois ensemble, en musique, au gré des contrats d’Amel.

Florence Barnola

Date :
13 septembre 1998. Ma date d’arrivée en France pour étudier le chant.

Lieu :
Quelque part en bord de Méditerranée.

Personnalité :
Pilar Lorengar. C’est une soprano-lyrique espagnole. Ça me fait vibrer de partout. J’écoute ça en boucle pour que ma voix soit chaude d’elle-même.

Ambition :
Etre heureuse.

Phrase :
Le bonheur c’est ici et maintenant.

_____________________________

Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article