

Nous nous levions très tôt pour rejoindre "el djamaâ" parfois presqu'endormis où nous attendait notre maitre le taleb et la "lawha" (planchette de bois) sur laquelle nous écrivions nos leçons au "midad" (encre que nous préparions nous-mêmes mais dont j'ai oublié le nom laghouati d'alors) que nous effacions à l'aide d'une argile blanche à l'eau "essansal" et le "kleme", ce "porte-plume" que nous taillions dans un bout de roseau légèrement fendu au bout.
Et nous apprenions par coeur les sourates transcrites sur notre ardoise sous la dictée du maitre qui avait à ses côtés une corde et un bâton pour la "falaka" cette punition administrée sur la plante des pieds.
Nous apprenions les sourates par coeur mais presque toujours sans les comprendre.
Que l'on me rectifie si je me trompe. La falaka, j'y ai goûté. Un Plaisir à en redemander !




Lawha: planche en bois qui servait d'ardoise
El Kalam: bout de roseau taillé en pointe servant de stylo
Essmagh : encre faite à partir de laine bouillie qui servait d'encre
Le SALSAL :terre glaise blancheadditionnée à l'eau pour effacer la lawha
La falaka: corde et machhat (petit baton) pour réchauffer la paume des pieds
_______________________________________________