• Une sortie à Laghouat

     

    RETOUR À LAGHOUAT 
     AVEC « HIZIYA PRINCESSE D’AMOUR DES ZIBAN » de Lazhari Labter

    Lazhari m'a ainsi dédicacé son roman : à mon ami Mohamed avec mon estime,
    cette Hiziya Princesse des Ziban en partage dans l'amour des belles choses
    qui nous sont communes.
    le 7 octobre 2017 Lazhari Labter 
      

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    Jeudi 12 octobre, 9 heures. Après avoir récupérés de l’hôtel Samira, mon éditrice, et son mari, nous nous dirigeons tous les trois vers le Musée communal de Laghouat (ex-église Saint-Hilarion), située au centre-ville, non loin de Zgag el-Hadjadj, mon quartier de naissance, où est prévue à partir de 15 heures la présentation de mon roman « Hiziya Princesse d’amour des Ziban ». Je tenais à ce que cette deuxième rencontre, après celle d’Alger, tenue le 7 octobre 2017 au café littéraire « Le Sous-Marin, ait lieu à Laghouat, ma ville natale, que nous avions regagnée la veille en venant d’Alger, et dans ce lieu particulier car je la voulais conviviale, amicale et non formelle, toute d’échanges et de partage.
     Mes amis Kaddour Bouzidi, géologue, passionné d’histoire et du patrimoine et photographe professionnel et Mohamed Hadj Kaddour, architecte, également passionné d’histoire et du patrimoine, tous les deux guides à leurs heures perdues, sont déjà là, matinaux, fidèles au poste comme tous les jours. Le Musée de Laghouat qui a bien besoin d’être restauré et réhabilité au plus vite au risque de subir un jour des dommages irréparables est le lieu le plus visité de la ville car il abrite des documents, des pièces d’antiquité, d’artisanat et autres uniques sur l’histoire de la ville et de sa région, de la préhistoire à nos jours. Si vous voulez voir les traces d’un pas de dinosaure, ce n’est pas la peine d’aller dans les musées de pays étrangers qui en abritent ! Il suffit de se rendre à Laghouat !
     Il faut dire aussi que les visiteurs qu’ils soient nationaux ou étrangers trouvent en Kaddour et Mohamed, si différents et si semblables, deux guides passionnés et passionnants à l’érudition admirable. Toujours disponibles et avenants, ils expliquent et répondent aux questions inlassablement et avec un grand plaisir.

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     Alors que Samira et Hilal sont pris en charge par Mohamed pour une visite touristique et culturelle dans les alentours de la ville, je reste avec Kaddour pour préparer la rencontre. Une fois le centre du musée dégagé des vitrines tables en plexi transparent qui abritent les différentes collections, les chaises sont mises en place, les tables recouvertes de « zraba », tapis de la région, et la sono réglée. Les coups de mains de nos amis Bachir et Mohamed ne sont pas de trop.
     
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     À 14 h 30, la salle est déjà pleine. Des étudiantes de l’ENS parmi lesquelles la dynamique Amel Bensaad, professeur de français et animatrice culturelle, des cadres, des amis, des proches. Mes trois amis d’enfance Djelloul Bakha, Ahmed Sahraoui et Miloudi Taouti sont là. Mes frères Madani et Mustapha, ma sœur Rabéa, mes neveux Djamel, Mohamed, Badis et Tayeb. Il y a là aussi mon ami Madani Benadjila, le poète, compositeur et chanteur Miloudi Taouti, Mohamed Djoudi, Bachir Blidi, Mahmoud Hadj Kazi, la mémoire de la ville. Malek Kerdal, délégué médical et photographe et Miloud Morsli, photographe, font crépiter les flashs de leurs appareils photos. Est là aussi l’incontournable Abdelhamid Badis Bentirèche dit Badis, chargé de l’animation. Et la non moins incontournable poétesse May Abdelkader Ghoul.

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     En ouverture de cette après-midi littéraire, la troupe Al Mizharia, sous la direction de Saad Chouireb, enchante les présents avec une magistrale interprétation de Hiziya dont les paroles émeuvent aux larmes les présents. C’est une première que d’entendre chanté ce si beau poème sous la voûte de cette ancienne église, réplique en plus petite de la célèbre basilique Sainte-Sophie située sur la péninsule historique d'Istanbul, elle aussi transformée en musée depuis 1934.
     Après avoir fait les présentations, Badis adresse un salut particulier à l’équipe de femmes de l’Association d’aide aux cancéreux présidée par la dynamique et dévouée Souad Chatta Tibourtine composée entre autres de Hamida Abdesselam et Lynda Gharbi qui font un travail admirable de formation et de sensibilisation au cancer du sein.
     Après le mot de bienvenue, Kaddour donne la parole à Samira que je prends à sa suite pour présenter mon roman devant un public attentif et connaisseur. Après le débat avec le public, une séance de signature est organisée. En dépit de la longue queue, hommes et femmes font preuve d’une grande patience. Plus d’une quarantaine d’exemplaires sont signés. Je rentre à la maison quelque peu fatiguée mais heureux d’avoir partagé ma passion pour les belles histoires, pour la beauté, la poésie et l’amour dans ma ville, la ville millénaire de Abdallah Ben Kerriou qui célébra l’amour en portant aux nues sa Dulcinée Fatna.

    Vendredi 13 octobre, 9 heures.

    Après le départ vers Alger de Samira et Hilal, Kaddour me propose d’aller à Sidi Makhlouf, distante d’à peine 40 km au nord de Laghouat, où a lieu une « Ouada ». Nous passons une belle matinée entre fantasia, musique danses traditionnelles.

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    L’après-midi, Omar Bouameur nous propose une sortie en dehors de la ville. Entassés dans son « Hilux » 4 roues motrices, Badis, Kaddour, Miloud et Aissa, le fils de Omar, et moi-même quittons la ville en nous enfonçons dans le lit de l’oued M’Zi vers l’ouest. Après une heure d’« épreuve », de tours et de détours, GPS et expérience aidant, Omar finit par choisir un « stah », une dune sur le toit de laquelle il arrête la voiture mise à rude épreuve. Les lits de camps et les chaises son débarqué, dépliés et installés à même le sable en un tour de main, les provisions pour le dîner, les bouteilles d’eau minérale et le pain disposés sur la table prévue à cet effet. Alors que je prends des photos avec mon smartphone en admirant, en face du djebel Milok, le paysage de dunes de Laghouat où l’alfa et le « retem » poussent à profusion, Omar creuse avec sa pelle américaine un trou dans le sable pour le foyer. Kaddour et Badis reviennent les bras chargés de bois de retem sec ramassé au bord de l’oued. Très vite, le feu prend et les flammes crépitent alors que l’horizon s’embrase et que la nuit tombe.

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    En Maître de cérémonie, Kaddour prépare le thé selon le rituel immuable des gens du Sud. Les premiers verres sont servis alors que la nuit déjà tombée n’est éclairée que par le foyer où dansent des milliers d’étincelles. Miloud prend photo sur photo alors que Omar installe sont grill sur les braises et dispose les côtelettes, les tomates et les oignons.

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    L’odeur alléchante de la viande grillée titille les narines et met l’eau à la bouche des amis réunis autour du feu. Après une belle soirée conviviale où les discussions allaient bon train, nous regagnons Laghouat dans la nuit noire, rassasiés et heureux.

    Samedi 14 octobre. Soirée familiale chez mon neveu Mohamed, lecteur d’ouvrages de tous genres, curieux de tout, photographe amateur, et sa charmante femme dont la table garnie de mets qui n'ont rien à envier aux restaurant 5 étoiles sont un délice pour le palais. Merci à tous les deux pour cette belle soirée.

    Dimanche 15 octobre. Je termine en beauté mon court séjour à Laghouat tout d’abord chez mon ami Madani Benadjila qui m’a fait le plaisir de m’inviter dans sa belle « demeure », autour d’un bon « lben » agrémenté de dattes « tadala » de son petit jardin et d’un bon thé et ensuite chez mon ami Bachir Blidi qui m’a fait l’honneur de m’inviter à dîner chez lui où j’ai fait la connaissance de sa charmante épouse et de ses deux merveilleuses filles Abir et Dalal, toutes deux brillantes à la fac pour la première et au lycée pour la deuxième et toutes deux dévoreuses de livres. Merci à tous les quatre pour l’inoubliable soirée passée dans votre belle maison dont vous m’avez ouvert les portes tout autant que vos cœurs.

    Lazhari Labter

    mon commentaire:

    Mohamed Hebboul Quelles belles rencontres conviviales, amicales, familiales auxquelles vous semblez avoir assisté, tellement bien rapportées par un homme de l'art. Cela atténue la peine de les avoir ratées et me rappelle le Père Chenevière qui officiait en cette belle église St Hilarion, Si Bachir la Suisse notre entraineur de basket et Si Kaddour le bénévole guide du musée devenu de mes petits enfants enchantés par son accueil et ses explications. Merci de m'avoir permis de faire un tour dans ma ville de naissance, cette oasis à la légendaire hospitalité. 

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