• Miliana, ses platanes la racontent....

     

    A Hadjira Tardah, fille adoptive de Miliana

    Sidi Ahmed Benyoucef le Saint Patron de Miliana aurait dit: "Miliana dakhelha rabah oua kharejha rabah" - "Qu'on y vienne ou qu'on en parte, que du bonheur " et il a conseillé à Sidi Naïl, son élève, de fixer sa tribu entre Bou Saâda et Djelfa.

     

    A la mémoire d'un platane scié à quelques pas de chez moi...

     

     

     Miliana racontée par ses platanes en voie de disparition...

    Glané de ci, de là, de leurs souvenirs...

     

     

    L’image contient peut-être : arbre, ciel, plein air et nature

    S'asseoir sur ce banc, à l'ommbre de ce majestueux platane                                                            du jardin public de Miliana, un livre à la main, un merveilleux voyage...

     

    Sciés depuis longtemps, ils vous accompagnaient vers l'Hôpital                                         Dans le secret de ces platanes centenaires
    les oiseaux me charmaient de leur chant incessant  

     

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    Nous sommes devant le Lycée Mustapha Ferroukhi (ex-collège moderne) et sur le balcon d'en face habite le Proviseur.S'y trouvaient Mme et Mr Dauzet, proviseur prenant un peu d'air frais. Pour cette soirée, "j'avais fait le mur" pour retrouver mes amis en ville. Je ne sais comment je possédais le double de la clef d'entrée de la belle porte d'en face. Donc, au retour je trouvais le Proviseur à son balcon. Vite fait je me cachais derrière le tronc du platane à droite dans l'attente d'un moment propice pour entrer au lycée. Mais au bout d'un long moment de cache, j'entendis le Proviseur me crier " Dis, Hebboul, sors de là, tu crois que je ne t'ai pas vu ? " Et il me fit ouvrir la porte par le concierge. M'attendant à une grande sanction, je ne le fus point !. Il était lui et sa dame, mes fervents supporters dans l'équipe de foot du Collège - j'étais parait-il un excellent footballeur (houhou yachkour rouhou...) ce qui m'évita une privation de sortie de plusieurs semaines...

     

    Automne

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    Des moments de pur bonheur, aux petits matins frais, aux feuilles mortes tombées au sol, emportant sur leur passage les souvenirs des jours heureux. Je me souviens de toutes ces ballades d’Automne à Miliana, quand nous déambulions le long de la rue Saint Paul à l’ombre des platanes, la pointe des blagueurs, la cité Nord qui m'offrait une grande paix du cœur au milieu de ces jardins encore fleuris à cette période. Inconscients, nos pas nous menaient dans ces lieux, nourris de cette ambiance si particulière, une réelle sérénité.

    Que nous reste-t-il de cette saison, de cette grisaille que le souvenir de ces merveilleux moments de joie, d'amitié, d'amour et de partage qui venaient de mourir sur le bitume milianais. Un passé heureux, une époque révolue qui se referme avec plein de souvenirs. Certains rêves sont parfois comme ces bulles de savon sitôt soufflées, s'envolent...

     

     

    L’image contient peut-être : arbre, ciel, plein air et nature

     

    Le platane c'est le charme de Miliana 

    En rangeant un rayon de ma bibliothèque , une feuille jaunie par le temps, par asphyxie ; une feuille morte qui tente de ressusciter . L’inscription est presque effacée, mon cœur se rappelle.             C’était en hiver frileux, à Miliana , il neigeait .On jouait la demie finale de la coupe d’Algérie basket ball -junior contre une grande équipe algéroise .On comptait sur moi et sur mes passes décisives parce que je jouais au poste de distributeur .Mais je n’étais pas vraiment dans le ...match , j’étais avec Mariama une douce et timide espagnole ma petite amie de l’équipe féminine ,une brillante élève. Toute l’équipe était là pour nous encourager .Toute mon âme était concentrée sur Maria , je me foutais du match .j’avais fait des bêtises exprès, on me fit sortir pour plusieurs fautes techniques .Mes coéquipiers n’étaient pas dupes .A moi Maria , nous étions sortis dehors , loin du stade loin des yeux et …Elle enleva la seule feuille d’un immense platane et la mit dans son sac .Plus tard , elle me passa un magnifique livre écrit par un japonais « Confession impudique. » j’avais trouvé la feuille avec cette inscription en espagnol
    (Tanto entre nosotros, estas despierto mis sentidos el más profundo., sé que nunca será el mío. no lloro yo soy feliz. Gracias y que el Señor tenga misericordia de nosotros) et ça donne en français tant de choses nous sépare ,tu as éveillé mes sens les plus profond .Je sais que tu ne seras jamais à moi. Je ne pleure pas , je suis heureuse. Merci et l’Eternel aura pitié de nous )
    Et la feuille est passée d’un livre à autre.

     

     

      La Rue Emir Abdelkader (Rue Saint-Paul) était toute ombragée de ses millénaires platanes.              Aux Affaires, j'ai vainement tenté de la rendre piétonne, wali et sous-préfet s'y opposant...

     

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    Miliana : Un platane de Miliana aura eu raison de cette plaque publicitaire émaillée Singer..

     

     
     
    FERRANDO * Augustin Ferrando* est un peintre orientaliste français de l'école des beaux-arts d'Alger, puis de l'Académie Druet et de Rochegrosse, ancien de l'école des beaux-arts de Paris. Il est né le 15 Avril 1880 à Miliana et y vécu son enfance et son adolescence, il revenait souvent peindre dans ce petit paradis de verdure accroché aux flancs du Zaccar, sous une voûte d'immenses platanes si fraîche l'été qui vous conduit à l'esplanade des vieux remparts, paysage unique de... beauté, d'infini, différement coloré et éclairé suivant les saisons: blanc de neige en Hiver, blanc de fleurs d'amandiers et de cerisiers au Printemps, ocre rouge flamboyant en Automne mais toujours les verts, les bleus vifs ou brumeux qui marquèrent à jamais sa peinture.                                                                          A partir de 1956, sa santé se dégrade, il n'expose plus, il continue à crayonner à Miliana où il passe sa dernière année de vie, puis auprès de sa fille puis à Oran où il décède peu après son retour le 07 Avril 1957. Il sera inhumé à Miliana dans le caveau familial. *Quelques tableaux de *Augustin Ferrando

     le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas


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