• Capitaine Laghouati

     

     

     

    La Wilaya IV dans la guerre 
    1- Colonel Mhamed Bouguerra. 2-Capitaine Bouchareb Tahar dit Si Tahar.                            3- Commandant Azzedine. 1958

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     Colonel M'Hamed Bougara à gauche - Capitaine Tahar Bouchareb à droite

    Le Zaccar au-dessus de Miliana vu à partir de la Pointe aux Blagueurs                   du nom de Ali la Pointe, le héros de la Bataille d'Alger et où fut "hospitalisé" le Capitaine Laghouati

     L’image contient peut-être : 13 personnes, personnes debout et textele 03 entouré de ses petites filles

    Hommage au Pr Ysmail Dahlouk organisé  à Miliana par l'Association des amis de Miliana en ce samedi 9 juillet 2016 et qui fut responsable de l'infirmerie où fut soigné le Capitaine Si Tahar Bouchareb .Anecdote:le Pr Mahfoud Ysmail Dahlouk et la galanterie: Mes 3 petits enfants, Meriem, Rym et Aderahim, étudiants, tenaient à échanger quelques mots avec le Pr Ysmail Dahlouk, cette sommité médicale. En lui présentant Mériem comme étudiante en médecine, il me rectifia "Pas seulement étudiante, "une belle étudiante"

    ~ Durant notre guerre de libération, au-dessus de Miliana, sur le mont Zaccar, se trouvait une infirmerie de l'ALN où nombre de Moudjahidine blessés étaient en soins de blessures occasionnées lors de combats avec l'armée française.Et parmi ces blessés, le futur Chahid Si Tahar BOUCHAREB, "Laghouati" originaire de Laghouat qui avait rejoint le maquis à partir du Collège de Médéa et dont le père était l'ami intime du mien. Ils étaient inséparables.Si Tahar fut un combattant téméraire et très apprécié aux dires de son chef le Commandant Si Omar RAMDANE, mon ami, lui-même déserteur du Collège de Miliana pour rejoindre le combat libérateur.Un jour la Katiba El Karimia, sous les ordres du jeune Capitaine Tahar Bouchareb, atttaqua un important détachement français à Beni Boussetour, sur les rivages du Barrage d'Oued Fodda.Profitant du couvert d'un épais brouillard les moudjahidine firent 28 prisonniers dont 2 furent libérés au Maroc par le GPRA en 1960. Si Tahar était donc blessé et "hospitalisé" en l'infirmerie du Zaccar.

    Un jour je reçus un "ittisal", un contact (Bensidi aissa) d'avec les maquis qui me transmit ses salutations et me donna de ses nouvelles, me disant que Si Tahar désirait du kaâbouch de chez lui, de Laghouat. Le Kaâbouch de ma jeunesse, que l'on rencontre moins de nos jours en notre chère ville de Laghouat était très prisé. Il était aussi la provision des nomades lors de leurs longs périples à travers le sahara ou à l'occasion de leurs transhumance.Sa durée de conservation est indéterminée.Il fut aussi l'accompagnateur nourricier de nos Moudjahidine du Sud durant la Lutte de Liberation Nationale. Façonné en boules, plutot en cônes ou en forme de ballon de rugby, il se compose de semoule grillée, dattes, beurre, miel, d'où sa consistance et son long temps de conservation. Les conditions de l'époque ne me permirent pas d'accéder au désir de Si Tahar dont la nostalgie de sa chère Laghouat, de ses parents et amis avait rattrappé. Rahimouhou Allah de la Rahma des Chouhada..

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    Un voeu auprès des kheimistes : La Kheima et ses vénérables hôtes au regard de ses commandements dont  son article - "8 : Les fêtes, toutes les fêtes sont les bienvenues, celles des cœurs comme celles des esprits ouverts sur le beau et les prétextes qui raffermissent la cohésion et la pérennité de la kheïma" ne pourrait-elle organiser une journée d'hommage à ce cher fils de Laghouat qu'est le Chahid Capitaine Tahar Bouchareb, journée au cours de laquelle la respectable Dame Lemkhalat Oulad Hmaida et ma famille lui offriraient ce Kaâbouch bien de chez nous à titre posthume et que nous consommerions avec lui...Nous aideront certainement pour commémorer cette journée, son frère Boubekar , bien que souffrant, ses cousins de la Haute Administration et mon frère Djelloul....Et ce serait dans le Le Centre Culturel  Abdallah Benkerriou, Si Tahar ayant déserté le Lycée de Médéa à l'appel du Devoir...

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     Et c'est un regret qui me poursuit toujours ...Et je n'arrive toujours pas à retenir mes larmes à l'évocation de cette histoire. Après recherches j'ai découvert qu'il était enterré à Ain-Defla et j'avais proposé à son père le transfert de ses cendres vers Laghouat, ce qu'il déclina, "où que l'on soit enterré, la terre "tarham" 

    Oui, il avait arrosé cette terre de son sang...comme nos autres Chouhada                                                               

    بعض من شهداء الأغواط رحمهم الله

    بعض من شهداء الأغواط رحمهم الله
    بعض من شهداء الأغواط رحمهم الله
    بعض من شهداء الأغواط رحمهم الله
    بعض من شهداء الأغواط رحمهم الله

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    Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas

     


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